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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 01:19

 

Quand je repense… aux précautions sanitaires… recommandées pour voyager au Sénégal ou pour venir y vivre… surtout du côté du ministère de la Défense (exemple : se laver de préférence avec du savon…. et de Marseille). Que faites-vous ? Vous prenez en compte cette recommandation et vous foncez acheter des savons de Marseille et beaucoup, car vous vous dites, c’est vrai, il ne doit pas y avoir de savons de Marseille… à Dakar… puisqu’on est à Dakar…


Quand tu lis les pages Généralités du guide du routard, et bien c’est du même ordre, ton envie de voyager s’arrête vite sauf si tu es une inconditionnelle du voyage et que ta soif de voyager est plus forte.

Toutefois, voyager ne rime pas avec prise de risques, il faut voyager dans les meilleures conditions et tenter d’anticiper les éventuels aléas.

Un des vaccins conseillé est le vaccin antirabique.

Ce vaccin me fait sourire… Pourquoi ? Venez au Sénégal... Vous verrez les chiens errants dont on vous parle dans le guide papier ! Vous les verrez ces meutes de chiens… oui, elles existent, c’est juste. On oublie de préciser que les chiens sont totalement assommés par la chaleur,.toujours endormis, couchés à l’ombre sur les « trottoirs » ensablés, complètement inoffensifs, leurs aboiements inexistants (sauf la nuit un hurlement ou deux mais c’est rare). Les passants marchent près d’eux, les taxis les frôlent, les cars rapides klaxonnent… Aucune réaction…Toujours inertes… Tranquilles… A l’image du pays vous m’direz !

Alors un vaccin antirabique contre ces chiens-là, contre les chiens sénégalais... oh non ! Pas la peine… sauf bien sûr si vous devez travailler au contact des animaux dans ce pays.

Par contre dans le guide papier, il ne nous parle pas des chiens des toubabs… normal quand on achète le guide, on n’a pas envie de lire la rubrique « expatriés » puisqu’on part à l’étranger, c’est pour voir du local et ne plus voir de compatriotes !

Les chiens des toubabs, ce sont donc ces chiens qu’on enferme dans des appartements de 50 m² pour les expat’ les plus modestes (dont je fais partie), et puis pas des yorkshires… non des gros, des Akita Inu, des Stafforshires terriers, des Mastiffs... enfermés avec une température avoisinant les 35°C (sûrement plus avec tous leurs poils...) qui ne peuvent guère gambader, aucun espace vert pour les hommes à Dakar alors pour les chiens... pas la peine puisqu’ils sont dans la rue et qu’ils n’appartiennent à personne.

Les chiens toubabs sont reconnaissables à leurs comportements un peu déjantés (les chiens ont pour certains été traumatisés par le voyage aérien, dixit les maîtres… pas tous quand même !) lorsque leurs maîtres daignent enfin les sortir de leur 50m² pour aller déféquer près des voitures bien garées… enfin je dis leurs maîtres… je devrais dire les employées de maison sénégalaises, ça, ça me fait rire… mais vraiment… des dames vêtues de leurs habits traditionnels en train d’être tractées par des Stafforshires.........

Les pauvres !!! aussi bien pour les dames, communément appelées les Fatous, que pour les chiens toubabs… Personne n’a rien demandé, les chiens n’ont pas demandé à suivre leurs maîtres mutés au Sénégal, quel égoïsme ces toubabs ! Tellement peur de l’Afrique qu’il faut qu’ils emmènent coûte que coûte leurs chiens pour se rassurer !

Ils sont également fortement reconnaissables à leurs éternels aboiements, dès que tu passes devant eux ou devant la porte de leur niche de 50m², ils aboient !Ne seraient-ils pas eux aussi à l’image de leur pays ?

Super pour les voisins (j’en fais partie) qui ont pris soin de ne point emmener leurs chiens en Afrique et pour ceux qui ont fait le choix de ne pas avoir d’animaux par amour véritable des bêtes, comme s’il n’y avait pas assez de bruit dans le quartier !

En fait, je pense que le guide du routard avertissaient principalement les sénégalaises qui travaillent pour les expat’… Oui Mesdames les Fatous, faites le vaccin antirabique… Oui les chiens de toubabs sont dofs! Mesdames les Fatous, courez vite vous vacciner ! Bien sûr ce sera votre employeur qui paiera les frais de vaccination.

A suivre une vie de…. chat… oui, oui , je vous assure, nos compatriotes emmènent aussi dans leurs bagages leurs chats… Avez-vous déjà vu un chat en laisse ? Et bien moi oui, et même plusieurs ! Et une sénégalaise qui promène un chat en laisse… oui, ça existe aussi ! Le guide du routard n’en parle même pas... c’est pourtant authentique !


Sénégalaisement vôtre

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 20:54

Voici un très joli récit par mon amie Sandie.

 

 

 

Aujourd'hui, une première pour moi, oui, je n'ai jamais été arrêtée par la police dakaroise depuis que je conduis... chose faite ce jour!

Oui je conduis dans Dakar.... oui ce n'est pas évident, je commence à bien connaître les conducteurs sénégalais (taximen, cars rapides, Ndiaga Ndiaye...), je connais  le code de la route,  le même code  que le nôtre... avec une nuance... et non des moindres... PRIORITE AUX PLUS GROS !!! Utilisant un pick up Ford, il est vrai j'ai souvent la priorité... Toutefois, tout à l'heure, un policier me fait signe de me garer. Or, j 'étais en ligne droite, aucun excès de vitesse (de toute façon, ce n'est guère possible vu que tout le monde est à 20 à l'heure et qu'entre la charrette, le bus, le car rapide et le taxi qui m'entourent je ne peux guère rouler vite), aucune infraction, je me dis : bon ce n'est qu'un contrôle de papiers. Me voici à l 'arrêt forcé...

Les formules de politesse d'usage, Madame, votre permis, votre assurance et votre carte grise. Je présente tout ceci tout est en règle. Là , le policier me demande : "Et votre patente???". Je lui réponds : " Vous savez bien monsieur que mon véhicule est un pick up à usage privé, je n'ai pas besoin de patente, la patente concerne les pick up à usage professionnel". Il ne me répond pas et part avec mes papiers arrêter d'autres voitures (taxis, Ndiaga Ndiaye...). Les autres conducteurs font comme moi, descendent de leur véhicule et suivent le policier qui continue d'arrêter d'autres voitures, il prend les papiers de chacun. Et je vois que tous les conducteurs lui glissent quelques pièces discrètement dans la main en échange de leurs papiers.... Je me dis : " Toi, mon gars, je ne marche pas dans la combine, il est hors de question que je te crache un billet (évidemment le toubab va pas lui sortir des pièces....).  Mes seules armes, l'attente et la patience.... Ca tombe bien de la patience j'en ai ! Et aussi un numéro de téléphone, celui de la prévôté (pour info c'est un détachement de la Gendarmerie Nationale hors du territoire Français comme Dakar, il en existe dans d'autres pays ).

Ouf, j'ai mon portable mais peu de crédit... J'appelle la prévôté... Un charmant monsieur me répond. Je lui explique rapidement la situation... Il me dit : "Passez moi le policier." Le policier fumant son clope sur sa mobylette me dit : "Non je ne prends pas votre téléphone" Moi : "Mais c est la prévôté française et votre commissaire Boubacar Diedou sait que je n'ai pas besoin d'une patente pour circuler dans Dakar." Je tente de lui expliquer que ce qu'il me demande n'est pas légal et que je ne dois rien payer... En vain... Il ne veut rien entendre... Du coup, le monsieur de la prévôté me dit : "On arrive, vous êtes où?" Heureusement que je connais le coin et les repères de rues (c'est-à-dire sans guère de noms). J'explique ma position et lui donne mon numéro au passage, et le monsieur me dit : "Soyez patiente",  "OUI OUI JE LE SUIS". Il me recontacte et me dit : "Nous sommes trop éloignés de vous, on vous envoie la gendarmerie de l'Air"

Pendant ce temps, le policier me dit : "On discute" Je lui dis : "Ok". Il me dit : "on retourne à votre voiture". Ok. Je monte côté conducteur et lui monte côté passager (oui je sais, j'ai fait une erreur mais dans l'action, on n'a pas toujours tous les bons réflexes, déjà j'ai eu le réflexe prévôté et patience...). Il me dit  gentiment : "Vous êtes française, vous avez des euros" Moi : "Non je n'ai pas d'euros, je suis ici depuis trop longtemps..." et je commence à lui parler en wolof... Voyant que je n'avais pas d'euros, il me dit : "Bon, je descends, je vais continuer mon travail". Euh lequel travail... piquer des sous à des conducteurs en règle (bien sûr je m'abstiens de commentaires) et je redescends de la voiture et me redirige devant sa mobylette et j'attends. Mon environnement est très sonore car je suis à un carrefour imposant, des marchands ambulants sur le trottoir, des sénégalais attendent le bus et m'interpellent pensant que j'attends le bus et veulent m'aider, je leur explique ma situation, du coup ils interpellent le policier... (c'était peut-être pas une bonne idée vu son amabilité à mon égard....). Le policier me redit : " Vous attendez quoi ?" Je lui dis : "Mes papiers !" Il me dit : "Vous n'avez pas de patente et sur votre carte grise y a écrit camionnette" Quoi tu traites ma caisse de camionnette... je blague... j'ai rien dit de tel, je n'ai même rien dit du tout, je tendais juste le papier qui prouvait par le commissariat sénégalais que je n'avais pas besoin de patente.

 

Puis au bout de 35 minutes, un beau pick up tout neuf, celui de la gendarmerie de l'AIR arrive à mon secours... Les 2 gendarmes descendent, me demandent ce que le policier me veut, je leur explique, ils me confirment que je n'ai pas besoin de cette patente, vont voir le policier et en 1 seconde ils récupèrent ma carte grise, mon assurance et mon permis international, et là je dis MERCI MESSIEURS LES GENDARMES DE L'AIR ET MERCI LA PREVOTE !!!! Heureusement qu'ils se sont déplacés car je ne voyais guère d'issue... sauf celle de lui filer un BIFFETON, ce que je me REFUSE !

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 20:14

«  Bienvenue en Afrique »

 

Les premiers mots de mon frère se retournant vers nous dans le taxi après un parcours du combattant entre récupération de valise, passage de douane, l’évitement des vendeurs à la sauvette et taxis qui voulaient que l’on paye 10 000 au lieu de 2 000. Après une nuit blanche, ça secoue… Et ça fait peur aussi.

Bon, heureusement, tout n’a pas été si mouvementé que ça, quoique…

 

La suite de la semaine est quand même restée cool :

  • le Dimanche, nous avons visité la Gorée. Il n’y a eu aucun désagrément, c’était calme, propre, beau… MAGNIFIQUE en un seul mot, l’inverse de Dakar quoi.

  • Lundi, mardi et mercredi nous sommes allés à St Louis. C’est aussi un endroit très calme (ne connaissant pas Dakar on finit par penser que c’est partout pareil).

  • Mercredi après-midi on a voulu laisser les parents se démerder seuls, mauvaise idée. Racket, d’un coup on a une moins bonne opinion de la ville…

  • Jeudi, marché artisanal, visite très courte… Dommage les sacs en cuirs étaient beaux =) Bon tant pis, on ira au resto où Johanna travaillait, servis comme des rois ^^

  • Vendredi shopping et dîner au Savana Hôtel, belle journée pour clore ce beau petit séjour.

Pour finir ce séjour, rien de telle qu’une bonne et très longue après-midi à l’aéroport de Dakar. Après avoir fait dépenser aux parents leurs dernières économies, l’ennuie commence à pointer le bout de son nez. Tout un tas de bonnes ou mauvaises aventures.

Pour être tranquille au Sénégal, il faut :

  • Être noir : pour éviter les arnaqueurs et les racketteurs.

  • Parler Wolof (ou bien quelques mots comme Barna, Dedet, Toubab et Dafasere) : pour négocier ou renvoyer chier les commerçants un peu trop collant qui veulent absolument te vendre quelque chose (d’un coup ils se disent que tu connais – même si ce n’est pas du tout le cas – et ça les intéresse moins).

  • Être squelettique : les Sénégalais adorent les filles « pulpeuses » et ça permet de ne pas avoir à refuser toutes les demandes en mariage et ça permet aussi de repousser les mains baladeuses de pervers qui aimeraient bien faire un petit tour en Europe.

 

En bref, il faut être sénégalais ou presque.

 

 

PS : Heureusement, mon grand frère, sa coloc (Johanna) et sa squatteuse (Anne-Laurence) étaient là pour me faire apprécier au mieux ce petit séjour ponctué de coupures d’eau et d’électricité.

 

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 23:33

Nous sommes revenus hier de Saint-Louis en taxi brousse (dans lequel évidement nous avons failli mourir une demi douzaine de fois, mais je ne reviendrai pas sur ce sujet largement abordé par Florent).

 

Cette ville est beaucoup plus calme que Dakar. Néanmoins en cette fin de saison touristique, nous faisions partie des seuls toubabs encore présents sur l'île, et cela ne passait pas inaperçu... Après une première balade au cours de laquelle nous étions devenus le centre d'intérêt du quartier, on a décidé de s'enfoncer dans la partie la plus populaire de la ville, où nous avons vraiment passé un super moment, et où on a enfin pu, malgré la barrière de la langue, entamer une "relation" non mercantile avec ceux qui nous entouraient. Un vrai petit moment de bonheur. Comme celui de découvrir la Langue de Barbarie en pirogue et accompagnés de Yaya, notre guide d'un jour...

 

Notre séjour oscille entre de réels moments d'émerveillement (la découverte des gens, des paysages, des modes de vie si éloignés des nôtres, de Laurent au milieu de tout ça, si parfaitement sénégaulois), et d'autres durant lesquels pour ma part l'incompréhension me gagne. Le père de Laurent dans son commentaire avait raison par exemple de parler de catastrophe écologique. C'est un des drames qui touche les habitants de ce pays (et leur patrimoine culturel), qui d'un côté se démènent pour s'en sortir, et de l'autre courent littéralement à leur perte...

 

Pour finir, Laurent et moi nous amusons toujours bien, parfois aux dépens de quelqu'un.

 

censured

 

Il est beau, non ? Désolée, il n'a pas voulu le montrer à la face du monde...

 

Spéciale dédicace :

 

 

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 21:03

Petit mot de début de séjour pour vous parler de quelque chose qui a déjà été abordé ici, par Laurent bien sûr, mais aussi par JB. Celui-ci donnant avec talent un aperçu de la réalité assez précis. 

 

La conduite des taxis en particuliers, et la circulation à Dakar en général donc. Nous sommes arrivés à Dakar quand la nuit venait de tomber et Laurent devait nous attendre derrière les barrières qui sont devant l'aéroport. Il y était. En retard. De 20 min... Bref, le voilà, nous nous disons bonjour, très rapidement. Puis nous nous éloignons au pas de course de l'aéroport (au passage minuscule par rapport à celui de Toulouse), ignorant les premiers taxis, pour des raisons de tarifs nous apprendrons plus tard. Approche d'un taxi man, première négociation qui va trop vite pour que je comprenne quelque chose (je rappelle que tout ceci se fait au pas de course et sur un "trottoir" en caillase et défoncé), et nous voilà dans le taxi.

 

Et là je vais essayer de vous décrire la manière de conduire : les véhicules signalent leur arrivée, leur exaspération devant la lenteur de celui qui précèdent, leur existence, pour attirer l'attention des clients, etc., en klaxonnant, non pas intempestivement mais quand même hyper souvent (le klaxon et dans une moindre mesure les clignotants et feux, sont les seuls éléments du tableau de bord de 99 % des taxis à être opérationnels). Ensuite les voies de circulations, correctement matérialisées, n'ont qu'un effet théorique sur la conduite puisque les véhicules sont souvent à cheval sur deux voies. Autre élément, qui me fait dire que la conduite des sénégalais, et au moins des dakarois, est quasi scientifique, c'est que la conduite est toute orientée vers la recherche de l'optimisation maximale des trajectoires, et de la moindre perte de vitesse possible : les voitures se doublent, s'engagent, à quelques centimètres les unes des autres (ce qui peut s'expliquer qu'ils ne sont pas payés avec les système de compteurs comme en France mais chaque course à un prix fixé en fonction de la distance à parcourir ; plus de course = plus de sous). Rajoutez à tous ça des rues dans un état de non-entretien poussé, ça donne des trajectoires à mi-chemin entre Mario Kart et JB dans les petites rues de Bordeaux. Imaginez si vous le pouvez !

 

Autre détail : seules l'autoroute, les rues du centre ville, et les axes principaux de Dakar sont goudronnés (mais hormis sur l'autoroute, les voies sont défoncées-ensablées-dévastées), le reste c'est du sable, comme dans les petites rues des Maristes chez Lolo. Voyages en taxi vraiment dépaysant. La cerise étant Lolo qui se métamorphose comme l'a déjà raconté JB ("Vréééément! ").

 

Mais tout ceci pourrez vous faire croire que tout le monde s'énerve, mais pas du tout ! Les chauffeurs sont super calmes (peut-être seulement avec les toubabs ceci dit). Et je n'ai pour l'instant vu personne qui ait doublé par la droite. En bref : le chaos courtois, mais déterminé.

 

Conjugué avec, dans le désordre, ma première douche avec moins de 5l d'eau, des nuées de milans noirs et corbeaux par centaines au dessus de Dakar, des rues grouillantes de vie et anarchiques, une gestion inexistante des déchets et donc ceux-ci qui volent un peu partout, des chèvres, des chevaux et des poules en pleine ville, ça donne expérience assez démentielle pour ce début de séjour. Même si la pauvreté est par ailleurs omniprésente et les différences de niveau de vie entre classe sociale à première vue hallucinantes.

 

 

Aujourd'hui, visite à Gorée, superbe île avec plein d'artistes. Demain direction Saint Louis en 7 places, rien qu'avec Mélanie et donc premières négociations en solo : ça va donner !

 

Toubab Fatou

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 21:59

 

De l’Afrique, je ne connaissais qu’un petit morceau du Maroc (Marrakech et Essaouira), et également un peu de la culture du Burkina Fasso pour avoir côtoyé, il y a bien longtemps, des Burkinabés.

 

Je ne sais pas comment m’y prendre pour vous donner mes impressions de notre séjour sénégalais.

 

Je pourrais vous raconter notre voyage de façon chronologique, avec le rendez vous à l’aéroport pour le départ à 4h30 du matin (c’est inhumain ça !!!) pour commencer, puis un vol calme avec un ciel dégagé qui nous a permis de voir le découpage de la campagne française

1 La campagne française

le Détroit de Gibraltar

2Le détroit de Gibraltar

et les dunes de sables de la Mauritanie.

 

Je pourrais vous parler de notre arrivée chez Laurent et de notre balade

3 Laurent, Geneviève et Clementine dans la rue devant chez

vers le rond point des Maristes

4 Le rond Point des Maristes

pour aller manger des Hamburgers.

 

Je pourrais vous parler aussi de l’embarquement

5 embarquement

pour l’île de Gorée

6 ile de Gorée

de la place principale

7 la place de Gorée

du terrain de foot avec le baobab au milieu

8 terrain de Foot à Gorée

du Kiosque à musique

9 Kiosque à musique

de la Maison des esclaves

10 la maison des esclaves

du Musée de la femme à l’architecture en forme de bateau

11 musée de la femme2

de la montée vers le Castel à l’ombre des Baobabs (3 "b" pour le scrabble c’est bon !!!)

12 montée vers le castel

afin d’aller admirer les peintures de sable.

13 peinture sur sable 114 peinture sur sable 2

 

Mais tout cela prendrait plusieurs pages surtout si j’essayais de transcrire les commentaires érudits et sympathiques de notre guide.

 

Je pourrais vous parler de notre voyage aller-retour

15 voyage aller retour

Dakar-Saint Louis dans un « 7 places »

16 le sept place

des paysages

17 paysages

des villages traversés

18 villages traversés

ou des véhicules rencontrés.

19 véhicules rencontrés

 

Je pourrais essayer de vous faire respirer Saint Louis, ses rues

20 rue St Louis21 rue de St Louis

 

22 rue de St Louis23 rue de St Louis

ses vielles maisons coloniales

24 maison coloniale

le pont Faidherbe

25 Pont Faidherbe

le fameux escalier du Centre des Impôts

26 escalier hotel des impôts

le fleuve Sénégal et ses pirogues de pécheurs et des cars rapides.

27 pirogues et cars rapides

 

Je pourrais aussi vous raconter le plaisir des yeux que fût la balade au Parc du Djoudj

28 Parc du Djoudj

avant d’y arriver, accompagné par notre guide Yaya, nous avons vu des pécheurs faisant sécher leur poissons

29 poissons qui sêchent

à coté de leurs cabanes.

30 cabane de pécheur

Nous avons longé des marais salants

31 marais salants

puis à l’intérieur du parc, en pirogue notre regard a été captivé par les pélicans

32 pélicans

l’envol des canards

33 envol des canards

les aigles

34 aigle

l’oiseau serpent qui s’immerge dans l’eau

35 poisson serpent immergé

et se fait sécher afin de s’alléger.

36 poisson serpent séchant

Toutes ces gentilles bêtes à plumes côtoient les phacochères

37 Phacochères

les zébus

38 Zébus

et les crocodiles.

39 crocodile

Au retour du Parc du Djoudj, notre guide nous a fait arrêter dans un village Peul

40 village Peul

avec son habitat traditionnel

41 habitat traditionnel Peul

et sa case pour la cuisine.

42 cuisine Peul

Par la suite, on s’est installé à Dakar, pour y flâner, découvrir la ville, se promener tranquillement. Hélas cela est impossible à Dakar. Nous autres Toubab sommes alpagués, harponnés, aspirés par les Autochtones qui, tels des sangsues, m’ont donné l’impression de nous voir uniquement comme des pourvoyeurs d’argents. Ma naïveté nous a conduit à être racketter en plein jour en pleine ville.

Aussi, nous nous sommes échappés du Centre ville, et nous avons fini notre séjour en bourgeois, à l’hôtel Savana (4 étoiles) en coinçant la bulle au bord de la piscine.

43 piscine savana

Et c’était bien agréable.

 

Bref...

 

 

Si vous voulez :

  • Découvrir de merveilleux lieux chargés d’histoire (Gorée, Saint Louis).

  • Respirer la quiétude du parc du Djoudj avec ses oiseaux, phacochères, crocodiles et autres espèces.

  • Vous asseoir sur la natte d’un chef de village Peul.

  • Déguster la cuisine typique et les poissons.

  • Vous imprégner des bruits et les odeurs.

  • Flâner dans Saint Louis.

  • Découvrir les déplacements en « 7 places ».

  • Respirer la mer et le vent, sans oublier la poussière.

  • Avoir chaud.

  • Prendre des coups de soleil.

  • Découvrir la vie de « toubab » et de « sénégaulois ».

  • Vous faire bronzer autour d’une piscine d’un hôtel 4 étoiles.

  • Acheter de beaux tissus, de belles sculptures, du bon riz, du bissap, etc…

  • Rencontrer Johanna.

 

Alors allez au Sénégal

 

Mais attention, vous y trouverez aussi :

  • Un Pays-poubelle avec un sol jonché de déchets. Une véritable catastrophe écologique.

  • Des « commerçants » collants comme des mouches et piquants comme des moustiques qui vous écœurent de flâner et d’acheter.

  • Des véhicules hors d’âges et de sécurité.

  • Des coupures d’eau et d’électricité.

  • Nos amis les moustiques, bien que nous en avons eu très peu.

Puis avec beaucoup de naïveté :

  • Vous pourrez aussi vous y faire racketter.

 

Bref, un beau voyage malgré tout. J’espère que mes propos ne décourageront pas les courageux qui vont affronter l’Afrique.

 

Un conseil :

Ne suivez personne, ne faites confiance en personne que vous ne connaissez pas.

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 21:43

  • Eté 1987

La famille Valdes part en Turquie. Grand voyage à l’époque. Elle a dans ses bagages un bambin de 3 ans et demi. Le voyage est génial, un accueil super, des paysages grandioses, un dépaysement total. Et ce bambin est notre Super Passeport dans nos contacts avec les habitants. Il est joyeux, ouvert, joueur, et tout le monde craque, ce qui facilite grandement les relations malgré les barrières de la langue et les différences culturelles.

 

  • Pâques 2010

Le bambin a grandi. Depuis septembre 2009, il travaille à Dakar. Nous ne pouvions pas manquer l’occasion d’aller le voir. Nous voilà donc partis (encore à 3 mais pas les mêmes : Papa, Maman et la petite sœur) pour une virée au Sénégal.

Le bambin nous a prévenus : « Attention vous risquez de vous faire avoir !! »

Mais comme nous avons beaucoup voyagé, on saura bien s’adapter (normalement !!).

 

Arrivée à l’aéroport de Dakar : Laurent nous attend derrière les barrières. A peine arrivés il négocie un taxi, nous fait nous y engouffrer le plus vite possible, et enfin une fois monté dedans, nous dit « bienvenue en Afrique !! » Timides, nous attendons patiemment notre arrivée chez lui, et là enfin, il nous fait la bise et nous dit bonjour.

Puis nous partons faire un tour dans Dakar, visiter rapidement et faire quelques courses. Le tout au pas de charge (j’ai du mal à suivre !!). Bien sur nous sommes happés par des tas de vendeurs qui cherchent à nous fourguer les rituels « souvenirs africains ».

Laurent observe notre allure de touristes d’un air désespéré (cf. photo).

Nous ne comprenons pas pourquoi il a autant peur que « nous nous fassions avoir » ? Serait-il devenu pingre ? nous avons du mal à reconnaître notre fils ??!.

Puis nous commençons nos virées :

  - L’île de Gorée superbe avec un super guide.

  - Deux jours à St Louis : ville magnifique grouillante de vie, de couleurs, de saveurs, d’odeurs, d’originalité, de pauvreté, de mendiants et surtout les petits talibés qui déchirent le cœur, de boutiques, de palabres et de marchandages … bref la vie africaine !

  - Visite du parc du Djoudj : magnifique, dépaysant, et tellement varié par les animaux qui s’y trouvent, et encore une fois un guide plein de connaissances, qui aime et connaît son pays et qui sait le faire découvrir.

Puis c’est le retour à Dakar. Ce début de semaine s’est déroulé sous la tutelle attentive de Laurent. Il négocie, gère l’argent, commente nos tenues, anticipe nos comportements, etc…

Nous avons conscience d’être des touristes, mais ce serait difficile d’être autre chose !!

Vivre à 6 dans l’appartement, avec coupures d’eau et d’électricité, cafards et souris… Nous décidons (pour les deux ancêtres) de prendre une chambre à l’hôtel dans Dakar, cela nous permettra aussi de visiter tous les deux.

C’est là que nous avons compris pleinement le sens de l’expression de Laurent « se faire avoir », et la protection qu’il exerçait sur nous depuis notre arrivée.

En effet :

Nous avons découvert le côté sombre du Sénégal : au marché de Sandaga qui propose surtout des « cochonneries chinoises », nous sommes naïvement tombés dans un guet-apens, avec menaces et racket (heureusement ça s’est bien terminé). Ensuite, nous avons tenté de faire une découverte du marché touristique pour trouver quelques souvenirs africains et nous sommes fait littéralement happés par une nuée de vendeurs qui malgré la présence de Laurent et de Johanna nous ont tellement envahi que nous avons dû quitter le marché (impossible de flâner ni de choisir). A l’aéroport Clémentine qui essayait un tee-shirt a subi sous mes yeux les mains baladeuses du vendeur. Heureusement, « la petite » a de la défense, elle l’a copieusement renvoyé balader et il a gardé son tee-shirt (le con !!!).

Voilà une semaine pleine d’évènements.

 

Pour moi le Sénégal c’est devenu le contraste :

  - Du meilleur : nous avons rencontré des personnes géniales et Johanna est adorable.

  - Du pire : il faut toujours être sur ses gardes particulièrement quand on est Toubab.

 

Dans ce contexte découvert, j’avais le cœur encore plus gros de laisser notre « Super Passeport » mais aussi beaucoup d’admiration pour sa capacité d’adaptation.

 

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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 21:50

Essayons d'être organisé afin de ne rien oublier des sentiments et émotions que m'ont fait ressentir ce voyage.

 


Chapitre 1 : Laurent et Cie

 

Pas grand chose à dire, Laurent étant un ami, je savais que je serais bien accueilli. Juste un bémol : il voulait absolument tout gérer et que je n'achète rien, alors que bon cela me paraissait normal de participer au moins pour la bouffe, enfin bon. On note que malgré une présence récente à Dakar, Lolo a su rapidement saisir et adopter le mode vie locale, et qu'il a acquis une très bonne connaissance de son environnement. Ce dernier point est d'ailleurs sûrement à mettre en lien avec le fait que Laurent, tolérant et conciliant, à su s'entourer et sympathiser avec des personnes adorables : Johanna tout d'abord et essentiellement, qui est la gentillesse (mais aussi la taquinerie) même, mais aussi une pensée pour Jérémie, ami de Johanna, que j'ai bien apprécié. En prévision de tout cela, n'hésitez pas à charger vos sacs de voyages de Nutella et de pâté (pour le pâté contactez moi). Concernant l'adaptation de Lolo, grâce à lui, et à son organisation surtout, je me suis très vite senti à l'aise et j'apprécie fortement qu'il m'aie lancé dans le grand bain Sénégalais à peine un jour après mon arrivée. Je crois qu'il a bien compris comment j'aimais profiter de mes voyages, et qu'il adaptera sans problèmes le Sénégal à votre façon de voyager.

Chapitre 2 : Le Sénégal

 

Alors là forcément, beaucoup de choses à dire, en bien et en moins bien.
Commençons par... ce que j'ai aimé mais je suis spécial.
Ce que j'ai aimé au Sénégal, comme je l'avais aimé au Maghreb, et je vous en avait parlé je crois sur le blog, c'est ce joyeux bordel qui fait battre le cœur de l'Afrique. Circulation routière anarchique, possibilité de commercer n'importe quoi avec n'importe qui et cela n'importe ou, odeur de voiture, de détritus mais aussi gens souriants et qui sont toujours prêts à renseigner et à parler (plus ici qu'au Maghreb, mais bien souvent tout autant intéressés, ce qui est normal). Et puis j'aime tout simplement quand je sais que je suis touriste prendre le temps de marcher dans la rue, croiser des gens, aller faire des courses pour Laurent à l'épicerie du coin. Une anarchie gentiment organisée.
Ah l'épicerie/alimentation à côté de chez Laurent, un de mes meilleurs souvenirs de Dakar (non non je ne mens pas). Pourquoi ? Parce que tout le quartier s'y retrouvais, et qu'à chaque fois que j'allais y acheter du pain thon, du pain, des clopes ou un jus de fruit, je pouvais discuter le bout de gras, et demander des conseils, des services... Discuter, voilà le maître mot de la vie en Afrique j'ai l'impression, et cela est d'autant plus vrai lorsque l'on veut acheter quelque chose, que cela soit un souvenir en ébène ou une course en taxi. Alors très franchement, au bout de 10 minutes de marchandages pour savoir si on va payer le taxi 1000 FCFA ou le souvenir en ébène (et encore pas forcément) 2500 au lieu de 10000, on est crevé, d'ailleurs Lolo me disait qu'il n'appréciait pas forcément tous les marchés. Le fond du problème c'est que le pays est assez pauvre (j'y reviendrai) et que l'on se demande quand même si la personne en face a vraiment faim ou si elle essaie de t'embobiner. Cela dit, une fois que l'on a pris le pli, ça devient plus facile. Et puis si le prix final que l'on propose est trop bas, le vendeur laissera tomber. Ils ne vendront jamais à perte, retenez bien ça futurs visiteurs !
Et puis aussi la bouffe, mais ça je suis vraiment très spécial. J'ai tout aimé, mis à part la banane plantain peut être. Les pains thon, le café Touba, les plats traditionnels ou non, de toutes manières, vous me connaissez, tout ce qui marche, nage, pousse ou vole est fait pour satisfaire mon insatiable appétit.
Alors ce que j'ai aimé, et je pense que tout le monde a aimé ou aimeras, ce sont : l'île de Gorée et Saint-Louis, que je classe dans la même catégorie, le climat, les paysages, la gentillesse des gens, la réserve du Djoudj (à côté de St Louis, mais j'ai aimé avec quelques réserves ^^).
Ce que je n'ai pas aimé, on est parfois harcelés, surtout dans les gros marchés ou les lieux fortement touristiques, les moustiques (mais vu la saison ça allait), la pauvreté due à une mauvaise politique et la pollution qui en découle, et enfin et surtout le manque de culture, d'histoire, de sites historiques, et encore plus le manque d'entretien du peu de monument qui sont pourtant dignes d'intérêt.

Chapitre 2-A : Ce que j'ai aimé

Tout d'abord, le climat : c'est toujours agréable de se barrer de France en plein hiver, a fortiori de survoler une grosse tempête, et d'arriver dans un pays ou il y a deux saisons : l'été et l'été pluvieux. Passer de 5°C à 25°C voire 30°C (et plus en plein soleil), j'adore (oui je sais et pourtant je rêve d'aller au Canada).
Ensuite, et c'est le gros de ce que j'ai aimé, ce sont St Louis et Gorée, parce que franchement, l'architecture coloniale, c'est magnifique. En fait, cela m'a un peu fait penser, plus qu'à de l'architecture coloniale, à ce que l'on peut voir en Louisiane, de grandes maisons, mais moins grandes et surtout moins sophistiquées. Non franchement ce sont deux sites à faire, les plus chargés en histoire et en architecture. Malheureusement, si Gorée et bien entretenue, ce n'est pas le cas de St Louis, qui ne semble subsister que grâce à ce que les gouverneurs locaux distribuent après s'être servi dans les différentes contributions internationales. Petite parenthèse sur Saint Louis : l'auberge de jeunesse est génialissime. Outre le fait qu'elle soit hygiéniquement plus que tolérable, il s'y trouve en permanence toute une tribu de personnes venant pour autant de raisons différentes que pour un temps différent. J'y ai rencontré un anglais en vadrouille, deux américaines en stage sur l'Afrique de l'ouest, des retraités Français, des membres d'ONG, vraiment une super ambiance et bien sûr le proprio, le cuistot, divers guides et vendeurs qui se connaissaient tous et avaient tous de bons conseils. Fin de la parenthèse. J'ai pris aussi pas mal de plaisir à vadrouiller dans la langue de Barbarie, entre l'île et la mer. Si la partie urbanisée n'a pas grand intérêt,  l'Atlantique Africain est fantastique à voir, avec les pirogues de pêcheurs qui semblent toujours prêtes à partir. Et le tout malgré la pollution... Gorée est plus jolie à voir mais finalement peut être trop touristique, donc moins authentique, mais elle vaut très très largement le détour. Cela étant, si je fait le point, c'est de loin mon escapade à St Louis que j'ai préféré. Histoire de ne rien occulter, un petit mot sue le voyage épique, odysséique qui m'a amené de Dakar à St Louis. On arrive à la gare routière, qui fourmille, vrombit, s'agite dans tous les sens possibles. On attrape un bus après s'être fait attrapé par 50 propriétaires de bus (pas de mauvais jeux de mots ou de mauvaises interprétations svp), on part 2 heures après être arrivé, car le bus doit être plein, et on arrive plus de 7 heures après à St Louis. Départ de chez Lolo à 7h pétantes, arrivée à l'auberge 16h pétantes. Grosse fatigue, grosse faim, grosse envie d'uriner, mais heureux d'avoir connu cette expérience. A faire selon moi.
Les paysages sont très beaux j'ai trouvé, par exemple Dakar qui est une ville assez moche, prise en photo depuis Gorée, c'est assez impressionnant. Les plages et l'environnement de St Louis, la route Dakar-St Louis, la côte de Dakar....Plein de choses dont je ne me rappelle pas forcément car j'ai vu plein de trucs mais prendre des photos reste assez difficile.
La gentillesse des gens  je vais pas trop m'attarder, tout le monde doit se faire une idée tout seul, mais contrairement à la Tunisie ou au Maroc, elle m'a quand même semblé moins intéressée ici.
Enfin le Djoudj, j'ai apprécié mais finalement sans plus, je vais m'expliquer. Cela reste très beau ces rassemblements d'oiseaux, des pélicans impressionnants tant par leur taille que par leur nombre, mais j'ai l'impression que j'ai pas compris toute la mesure de la chose : j'étais avec des passionnés d'ornithologie sur la barque, et tandis que j'avais juste l'impression de visiter un zoo en plein air, ils étaient subjugués totalement par ce qu'ils voyaient. Je me suis demandé si je ratais quelque chose, mais en fait c'est juste que les oiseaux, c'est intéressant pour moi, sans plus. Après il y avait des serpents, des crocodiles, des phacochères, c'était vraiment à faire, mais c'est pas ce que j'ai préféré.

Chapitre 2-B : Ce que j'ai moins aimé

En fait, tout ce que je n'ai pas aimé peut être rattaché à ce que j'appellerais une gestion débile, bananière, corrompue.
Alors quand j'ai dit que je n'aimais pas la pauvreté, ça veut pas dire que je préfère passer mes vacances dans un centre Club Mmed loin des mendiants qui m'entourent. Ce qui m'a vraiment gonflé au Sénégal, et je pense que c'est un des grands maux qui rongent les pays africains, c'est cette incapacité à gérer de manière pragmatique une économie et un pays. En fait, je ne pense pas que les dirigeants soient des cons, loin de là, c'est juste que formés en Europe, ils essaient de se faire un max de fric sur le dos des populations qui les ont élus. Par exemple, le gros sujet de discussion quand je suis arrivé c'était une statue fondue et montée à Dakar, en l'honneur du 50ème anniversaire de l'indépendance. Le truc il a coûté 65 milliards de FCFA apparemment, car tout en bronze et mesurant plus de 40m je pense. Et d'après ce que m'en ont dit Lolo et Johanna, le président Wade va se faire 30% sur les visites de la statue. Parallèlement à cela, la ligne de chemin de fer Dakar/St Louis est à l'abandon. Un autre truc que j'ai trouvé effrayant : j'ai l'impression que les Sénégalais sont pour beaucoup dans l'image, et que c'est entretenu par cette mauvaise gestion. Par exemple il y a un bon réseau de téléphones mobiles j'ai trouvé, mais à côté de ça, il y a des coupures d'eau et d'électricité presque chaque jour à Dakar. Je me rappelle avoir parlé des coupures électriques avec Jérémie et Johanna, je leur disais que vu le niveau d'ensoleillement de Dakar (plus de 300 jours de soleil/an je crois) ou l'exposition au vent de St Louis, je ne comprenais pas pourquoi il n'y avait pas plus d'éoliennes ou de panneaux photovoltaïques. D'après Johanna, la Senelec (EDF) et l'État sont un peu trop proches et maintiennent une production électrique grâce aux combustibles. Et à côté de ça, même si je n'ai pas vu de personnes qui semblaient dénutries ou dans une extrême pauvreté (mais bon j'ai pas vu grand chose non plus) tout se dégrade, l'hygiène n'est quand même pas partout au rendez-vous, on peut sur la route de Saint Louis croiser des animaux morts dilatés par les gaz de décomposition, et les gens balancent tout par terre. A Saint Louis, j'ai fait une balade sur la plage et autour du port, en longeant la mer puis le fleuve, et heureusement que j'avais pas pris mes tongs, il y avait plus de plastique que de sable (après ce sont peut être aussi les marées ou les courants), quant au retour vers l'auberge, avec l'anglais qui était venu avec moi on a vraiment eu du mal par moments, tant l'odeur était pestilentielles et que ce pauvre cours d'eau servait de décharge à ciel ouvert. J'ai trouvé le Sénégal assez sale, mais bizarrement, je ne pouvais en tenir rigueur aux sénégalais, plutôt à une absence totale de politique intelligente de l'État Sénégalais sur beaucoup de domaines. Pourtant il y a des ressources énormes, tant humaines que naturelles. Merci la France et sa gestion des Républiques inféodées africaines.
Et puis pour en finir, le manque de culture et d'histoire et toutes ces choses que j'aime bien. Peu de musées, peu de sites historiques. Là encore je n'ai passé qu'une semaine, mais mes impressions ont été confirmées par Lolo qui lui aussi semble avoir du mal à se divertir. Et non seulement il y a peu de vie culturelle, mais en plus le peu qu'il existe n'est pas ou peu entretenu, soit parce que les terrains doivent être nettoyés pour faire place à de nouvelles constructions, soit parce qu'il n'y a pas d'argent. J'ai trouvé la gestion de ce pays calamiteuse au regard des richesses qu'il renferme. D'ailleurs je vous invite à aller sur le lien posté par Alix sur le Blog de Laurent.

 


Voili voilou pour mes impressions sur mon voyage. Je dirais quand même que globalement, j'en suis très satisfait, car j'ai été immergé totalement dans une société inconnue, et c'est comme ça que j'aime découvrir le monde. Je regrette de ne pas y être resté plus longtemps, car j'aurais aimé aller dans le Sine Saloum, en Casamance, et j'y aurais sûrement rencontré beaucoup d'autres personnes et vu d'autres choses magnifiques. Je n'ai pas évoqué deux trois trucs, comme l'état des taxis, la conduite sénégalaise et surtout les enfants talibés, mais là je suis crevé et je dois aller faire des courses.

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 18:56
Salut à tous,

Me revoilà après une escapade de quelques jours à Saint-Louis.
Bon avant d'entrer dans le vif du sujet, juste un mot sur le pain thon. Le pain thon, c'est un sandwiche qui coûte 150 FCFA, et qui est super bon à mon goût. Il se compose de pain et d'une sorte de pâte qui est en fait une purée de thon, de sardine, avec un peu d'huile et des oignons.  Il peut être agrémenté d'un oeuf dur coupé en rondelles (ce que je ne savais pas malheureusement, sinon bien sûr que j'aurais demandé à en avoir). Vous pouvez en plus de cette purée demander à avoir de la mayonnaise dans le sandwich et c'est super bon, avec un bon café Touba.

Alors revenons en au sujet qui est le développement inquiétant pour l'infirmier psy que je suis d'une nouvelle personnalité chez Laurent.
Nous connaissons tous le Laurent qui est super gentil, plein de bons conseils, de bonnes idées et toujours prêt à rendre service, cuisinant divinement bien... Et bien il y a aussi le Laurent qui est super gentil, plein de bons conseils, de bonnes idées et toujours prêt à rendre service, cuisinant divinement bien, qui dans certaines situations voit sa voix et son comportement changer.
Quelques exemples : hier je suis allé acheter quelques souvenirs en compagnie de Laurent et Johanna. Et bien, dès qu'il parle argent à un sénégalais, il change de voix et prend un accent bizarre, et devient plus agressif (enfin cela ressemble à de l'agressivité mais il reste gentil en fait). C'est un accent assez difficile à décrire mais croyez bien que dès mon retour je m'efforçerais de vous montrer à quoi cela ressemble, si vous êtes intéressés.

Aujourd'hui nous avons fait un tour en scooter (on aurait dit les flics de Chips avec nos belles gueules, nos corps musclés, nos RayBan et nos casques) et jamais j'aurais pensé rouler sur une autoroute en scooter à 100 km/h en slalomant au milieu des bus, des taxis et des charrettes derrière Laurent, qui est la prudence même. Cela étant, rouler à "l'européenne" c'est mourir dans les 20 secondes (j'entends par rouler à l'européenne le fait de respecter les vitesses, mettre ses clignotants quand on tourne, ne pas klaxonner tout le temps, et autres babioles). En fait, il me semble que Laurent s'est tellement bien adapté à la vie locale qu'il est parfois plus sénégalais qu'un sénégalais.
Voili voilou, à demain pour de nouvelles aventures si j'ai le temps, vu que je rentre déjà demain soir.

JB L'Africain.

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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 22:44
Salut les toubabs !!!!!

Bon après moults péripéties (Carole à l'hôpital, survol de la tempête, un peu de retard) je suis enfin arrivé chez notre cher et illustre Lolo L'Africain !
Alors soyez sûrs que c'est le dépaysement assuré ici, mais j'ai pas trop de mal à m'y faire, ça me fait penser à la joyeuse anarchie bordélique que j'ai connue au Maghreb, en pire peut être mais bon.
Alors pour ce premier jour pas grand chose : dodo jusqu'à midi, petit dej, plage sur l'île de N'gor, rencontre avec une connaissance de Laurent qui était trader et qui est devenu libraire pour deux ans à Dakar, et surtout, le point phare (de Dakar) de la journée : RENCONTRE AVEC JOHANNA. Et bien il vaut mieux la voir en vrai qu'en photo. Et enfin pour terminer une journée déjà bien remplie, j'ai goûté le burger dakarois, une vraie tuerie, j'en ai mangé 3 pour la peine tellement c'était bon.
Ah oui accessoirement, vu le prix du tabac ici, j'ai repris la clope (même pas 10 euros la cartouche, j'allais pas me faire chier non plus ????).
Bon allez, je vais pas tarder à aller dormir, je me lève tôt demain pour aller à St Louis tout seul.

A+
Joelamouk L'Africain

Burger sénégalais
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