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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 11:23

Un vigile de 32 ans raconte son idylle rose avec une Française de 57 ans qui lui a coûté une facture salée à l’hôpital. Ablaye Ndiaye avoue que la blanche, plus âgée, lui imposait chaque jour des rapports sexuels et mettait à son insu des comprimés pour le rendre plus virile au lit. Après deux mois de sexe à gogo, il a fini à l’hôpital et s’est retrouvé avec une ordonnance de plus de 100 000 FCfa.

 

Entre les années 1996-1997, Ablaye Ndiaye quitte son Ndiaganiao natal pour venir travailler à Saly. Il rejoint, dans cette localité de la Petite-Côte, ses parents qui travaillaient très souvent dans le bâtiment. Après avoir fait une bonne récolte, il achète un cheval qui va lui permettre d’exercer le métier de charretier. Durant des années, il s’échine à faire son métier qu’il va finalement quitter pour un poste de vigile à Saly. Au bout de trois mois, il abandonne ce job pour un autre plus payant dans une auberge située vers la mer, comme veilleur de nuit. Pendant la journée, comme beaucoup de jeunes, il s’entraîne sur la plage, afin de parfaire sa musculature et aider les pêcheurs à tirer les filets, moyennant quelques poissons qui lui servent de déjeuner. Sa puissance physique, son corps bodybuildé attire tous les regards, notamment ceux des Européennes qui dandinent calmement sur le sable fin de la plage à la recherche de «solides gaillards» bons au lit. Seulement son seul handicap, c’est qu’il ne comprend rien de la langue de Molière et traîne une surdité qui ne lui permet pas de bien entendre quelques mots. Son seul avantage, c’est son gabarit de lutteur qui fait chavirer les vieilles toubabs (femmes blanches).

 

Un jour, dit-il, alors qu’il était en train de tirer des filets, apparaît une femme blanche qui lui tapote sur son dos et lui dit. «Vous avez un joli corps.» Après ses mots flatteurs, la dame se retire vers son véhicule 4X4 garé en face de la berge pour attendre que sa proie qu’elle venait de dénicher termine avec les pêcheurs.

 

Au bout d’une heure d’attente, la dame fait signe au jeune homme de venir la rejoindre dans la voiture. «Je me présente : Agath Hohman et je suis tombée sous ton charme en te voyant pour la première fois et je voudrais bien que l’on soit des amis, j’habite Ngaparou», se présente la dame.

 

Tout en lui parlant, la quinqua française lui caresse les cuisses, soutient Ablaye Ndiaye qui n’y croit pas ses yeux. «J’ai cru que je rêvais, tellement j’attendais le moment de rencontrer une Européenne depuis des années», avoue-t-il intérieurement. Mais le hic, c’est que la Française était âgée de 57 ans. Donc entre eux, il y a une différence d’âge de 27 ans. «Tant pis», se dit-il à son for intérieur. Le jeune broussard voit déjà son avenir radieux, loin de ses difficultés financières du moment. Il rêve déjà de conduire une belle bagnole et d’habiter une belle maison avec des excursions loin en mer.

 

Pour leur prochaine rencontre, la dame l’invite chez elle pour le dîner. A 19 heures, c’est une rutilante voiture qui est venue le chercher vers le lieu de son travail en direction de Ngaparou où la Française tient une grande maison avec une piscine. Cette nuit, souligne Ablaye Ndiaye, «nous avons fait l’amour à plusieurs reprises, jusqu’à l’aube». Depuis ce jour, ils étaient inséparables et chaque jour, elle lui imposait le coït. Au bout de deux mois, les forces de Ablaye Ndiaye s’affaiblissaient et elle lui balançait des mixtures dans sa boisson pour lui redonner de la force et pimenter ainsi leurs parties de jambes en l’air. Au fil des mois, Ablaye Ndiaye voit son poids physique chuter de 20 kilogrammes. «Durant tout le temps que j’étais avec elle, je ne mangeais pas à ma faim et on se contentait de salade et un peu de patate qu’on se partageait, moi qui avais l’habitude de me gaver de riz au poisson, du couscous où du poisson grillé», explique le jeune homme.

 

Un jour, saisi de vertiges, alors que sa compagne ne se soucie guère de ce qui lui est arrivé, la Française lui signifie qu’elle allait mettre fin à cette relation. «Je venais de comprendre qu’elle m’avait complètement vidé. Et le même jour, je me suis retrouvé à l’hôpital avec des perfusions et une ordonnance de plus de 100 000 FCfa que j’ai payée de mes propres poches.» Aujourd’hui, il jure sur tous les saints que jamais plus, il ne se laissera tenter par une toubab (une dame blanche).

 

Source : L'observateur

Auteur : Alioune Diop

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 11:30

La coalition au pouvoir "Benno Bokk Yaakaar" (BBY) a remporté 119 sièges à l’issue des élections législatives de dimanche dernier, a annoncé mercredi la Commission nationale de recensement des votes.

La commission qui siège à la Cour d’appel de Dakar a indiqué que la coalition victorieuse a obtenu 87 députés élus au scrutin majoritaire (liste départementale) et 32 autres élus au scrutin proportionnel (liste nationale).

L'Assemblée nationale compte 150 députés élus pour un mandat de cinq ans, tandis que la nouvelle majorité est celle qui a élu, le 25 mars dernier, Macky Sall comme quatrième président de la République.

Le Parti démocratique sénégalais (PDS) conduit aux législatives par Oumar Sarr vient en deuxième position avec neuf députés. Il est suivi de Bokk Gis Gis (BGG) du président du Sénat Pape Diop et de Bes Du Ñakk de Serigne Mansour Sy Djamil, qui ont chacun quatre députés. 

Viennent ensuite le MRDS de l'imam Mbaye Niang et le PVD de Serigne Modou Kara Mbacké, qui ont chacun deux députés. 

MPS/Faxas de Serigne Khadim Thioune, l'URD de Djibo Leyti Kâ, AJ/PADS de Mamadou Diop Decroix, la CPJE/Nay Leer de Demba Diop Sy, Tekki 2012 de Mamadou Lamine Diallo, ''Deggo Soxali Transport ak commerce'' d'Alassane Ndoye et Leeral de Me El Hadji Diouf ont fait élire chacun un député. 

Les autres listes, au nombre de 11, n'ont pas obtenu de siège de député, selon les résultats provisoirement publiés par la Commission nationale de recensement des votes. 

Il s'agit de PTAW de Ndella Diouf, du SPD de Matabara Diop, de Res les Verts d'Ousmane Sow Huchard, de Démocratie citoyenne de Samir Abourizk, du PSA de Souty Touré, de Salam d'Abdou Samath Mbacké, de l'Alliance démocratique ''Pencoo'' de Moussa Tine. Mais aussi de la CAP 21 de Demba Dia, d'And Taxawal Askan Wi d'Abdourahim Agne, de Lii Dalna Xel de Senegaal d'Alioune Badara Badiane et de Wa Sénégal d'Amadou Doudou Sarr.

 

Source : APS

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 11:03

Aujourd'hui, je ne commenterai pas les résultats de l'élection présidentielle car ce blog n'est pas (trop) politique. En tout cas, après 50 minutes d'attente, sachez que j'ai bien déposé mon bulletin dans l'urne.

 

Non, quand je parle de "roi", je parle bien évidemment de lutte. Je vous ai déjà évoqué plusieurs fois la lutte sénégalaise et notamment ce sportif, que dis-je, cette légende qu'est Yékini (à revoir ici). En effet, depuis 19 ans, Yékini n'a jamais perdu un seul combat : 19 victoires et 1 match nul. Pour l'un de ces derniers combats (le dernier ?), il affrontait hier Balla Gaye 2, un "petit jeune légèrement prétentieux". Et, malheureusement, le roi est tombé pour la première fois, et sans aucun équivoque. Voici la vidéo de la fin du combat :

 

 

 

 

A noter que 3 personnes sont décédées de crise cardiaque à la suite du combat... Paix à leurs âmes. Et puis, Yékini a quand même empoché 300 millions de FCFA (environ 200 000 €) pour ce combat, alors on ne va pas trop se plaindre pour lui !

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 11:49

Les cheveux de la tête blanchis par l’âge, la mine un peu défaite, la mise correcte mais très sobre, tel est l’apparence avec laquelle a comparu le sieur Gilbert Diène à la barre de l’audience correctionnelle du tribunal de Dakar, hier.

 

Ex-comptable au Cours Sainte Marie de Hann, il a été attrait à la barre par Mme Marie Hélène Guenot, responsable de ladite institution, qui la poursuit pour le délit d’abus de confiance au préjudice de l’école qu’elle dirige. A l’origine de l’affaire qui oppose ledit établissement privé à son ex-comptable, une affaire d’argent de près de 6 millions de francs Cfa. Et le coin du voile a été levé, hier, au détour du jugement du mis en cause. Interrogé à la barre, le sieur G. Diène a bien reconnu avoir pris dans les fonds destinés aux comptes de ladite institution 3,2 millions de francs Cfa, puis 2 millions de francs Cfa. Selon lui, c’est pour régler des problèmes personnels après avoir travaillé près d’un an sans percevoir son salaire et surtout pour avoir été menacé d’expulsion de chez lui par la banque, qu’il a agi de la sorte.

 

Au service de l’établissement depuis 29 ans, Gilbert Diène a justifié son acte par le fait que, conduit à la retraite par la direction de l’institution qui ne le lui a pas souligné au préalable cet acte, laissé sans salaire alors qu’il avait été invité par ses supérieurs à regagner son poste, il a pris l’argent nécessaire pour régler son problème. «L’école me doit de l’argent et je lui ai pris son argent. J’avais frappé à toutes les portes pour me faire entendre et aucun de mes supérieurs hiérarchiques ne m’a répondu. J’ai finalement agit en légitime défense et c’est en méconnaissance de la loi que j’ai agi de la sorte», a-t-il servi au juge pour se disculper.

 

L’acte commis, c’est quelque temps après que le pot aux roses a été découvert. En effet, la direction du Cours Sainte Marie de Hann qui procédait à un contrôle s’est ainsi rendu compte du non versement des droits d’inscriptions de 5 enfants de deux parents différents. Cela ayant entraîné l’expulsion desdits élèves. Ce qui a fait réagir les parents de ces derniers qui, en réalité, payaient d’un coup les mensualités de leurs progénitures.

 

Devant le feu roulant des questions, l’ex-comptable Diène a reconnu avoir pris l’argent sans avoir enregistré leur encaissement, comme il sied. L’avocat de la partie civile qui a déploré l’attitude de G. Diène a réclamé 7 millions de francs Cfa pour son dédommagement, mais aussi parce que cela «a porté préjudice à la crédibilité de ladite institution». Après que le parquet a requis l’application de la loi pénale, rendez-vous a été finalement pris pour le 7 juin prochain pour le délibéré du tribunal.

 

Source : Le populaire

Auteur : Youssoupha Mine

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 11:00

Macky Sall intronisé Président de la République lundi dernier, il a dû se mettre vite au travail et nommé un Premier ministre. C'est Abdoul Mbaye qui a hérité du poste. Diplômé d'HEC (Paris), de la Sorbonne et de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, il a fait l'essentiel de sa carrière dans la banque publique ou privée. C'est un technicien qui a pour mission de redresser le pays ou du moins de donner le maximum d'espoir au peuple. Les législatives étant prévues début juillet, cela ne lui laisse pas beaucoup de temps.

 

Il a constitué un gouvernement resserré de 25 ministres (contre plus de 50 sous l'ère Wade) issus des diverses sensibilités de l'opposition. On y retrouve notamment Aly Haïdar à l'écologie et Youssou Ndour à la culture.

 

Voici la composition complète du nouveau gouvernement sénégalais :

 

Me Alioune Badara Cissé Ministre des Affaires Étrangères et des Sénégalais de l'extérieur
Mbaye Ndiaye Ministre de l’Intérieur
Benoit Sambou Ministre de l’Agriculture
Awa Marie Coll Seck, Ministre de la Santé et de l’Action sociale
Augustin Tine Ministre des Forces Armées
Aminata Touré Ministre de la Justice
Amadou Kane Ministre de l'Économie et des Finances
Youssou Ndour Ministre de la Culture et du Tourisme
Mariame Sarr, Ministre de la Femme, de l’Enfance et de l’Entreprenariat féminin
Ibrahima Sall Ministre de l'Éducation nationale
Benoit Sambou Ministre de l’Agriculture et de l'Équipement rural
Cheikh Bamba Dièye Ministre de l’Aménagement du Territoire et des Collectivités locales
Mata Sy Diallo Ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat
Aminata Mbengue Ndiaye Ministre de l'Élevage
Pape Diop Ministre de la Pêche et des Affaires maritimes
Mor Ngom Ministre des Infrastructures et des Transports
Aly Ngouye Ndiaye Ministre de l’Énergie et des Mines
Aly Koto Ndiaye Ministre de la Jeunesse de la Formation Professionnelle et de l’Emploi
El Hadji Malick Gakou Ministre des Sports
Khoudia Mbaye Ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat
Serigne Mbaye Thiam Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche. Porte-parole du gouvernement
Aly Haidar, Ministre de l'Écologie et de la Protection de la Nature
Mansour Sy Ministre de la Fonction publique du Travail et des Relations avec les Institutions
Omar Gueye Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement
Abou Lo Ministre de la Communication des Télécommunication et des TIC
Abdoulaye Daouda Diallo Ministre délégué auprès du ministre de l'Économie et des Finances chargé du Budget

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 20:08

Aux environs de 21h30, à Dakar, le téléphone sonne : «Monsieur le président, félicitations. (...). Je vous souhaite de réussir à la tête du Sénégal.» C’est en ces termes qu’Abdoulaye Wade se serait adressé à Macky Sall à l’annonce des premiers résultats rapporte le journaliste sénégalais Cheick Yérim Seck sur le site Dakaractu. En réponse, le président nouvellement élu aurait admiré la hauteur d’esprit et la capacité de dépassement de son prédécesseur et ancien mentor.

Mauvais joueur, mais pas mauvais perdant: c’est ce que juge une partie de la presse, en constatant que Wade a sacrifié au rituel du fair-play démocratique.

«L’acte est celui d’un grand homme qui, malgré ses défauts sait accepter sa défaite. Mieux, il a reconnu que “l’élève Macky a dépassé le maître Abdoulaye”» estime Morin Yamongbé, du bimestriel burkinabè Fasozine.

 

Le bilan de Wade critiqué

 

Mais tous les commentateurs ne sont pas aussi tendres avec le président sortant. C’est ainsi que dans une tribune publiée sur Dakaractu, le professeur Gorgui Dieng, parle de «La tragédie du président Wade» en référence à une œuvre littéraire d’Aimé Césaire. Il y accuse le président déchu d’avoir commis des erreurs majeures parmi lesquelles la trahison des alliés, le népotisme et le mépris du peuple.

Le blog Patrie Sénégal est encore plus sévère en affirmant que Wade ne quitte pas ses fonctions par la grande porte: «entré dans le palais la tête haute, comme un lion, accompagné d'une jeunesse en liesse, aujourd'hui,(…) il rase les murs pour en sortir.»

Le site d’information Senenews affiche le même ton de la déception. Gorgui (le vieux), est accusé d’avoir perpétué des pratiques qui n’honorent pas la politique sénégalaise:

«En 2000, (date de son élection NDLR) Wade symbolisait l’espoir de tout un peuple qui, avec l’élection du troisième président du Sénégal, avait pensé s’être libéré du joug du népotisme, de la corruption et de la dépolitisation du citoyen sénégalais au profit d’un groupe de politiciens, d’hommes d’affaire et de marabouts affairistes. Hélas, le peuple s’était trompé», écrit le journaliste.

Anciens alliés devenus adversaires, disciple et professeur désormais égaux dans la candidature puis l’accession à la magistrature suprême, Wade et Sall viennent d’inverser les rôles. Pour certains médias, cette succession qui n’aura pas été dynastique mais démocratique porte malgré tout un caractère filial.

L’Observateur Paalga va jusqu’à parler d’un «parricide politique.»:

 «Le président-candidat aurait voulu sans doute que ce soit son fils biologique (Karim), qui le “tue”, mais hélas en politique, on ne choisit pas ses adversaires, encore moins celui qui vous terrasse.»

 

Réussite de l'exercice démocratique

 

Après une campagne marquée par des violences meurtrières et un premier tour mouvementé, il y a de quoi se réjouir que le second tour du scrutin se soit déroulé dans le calme, écrit le site guineeconakry.info:

«L’enjeu était de taille, mais les Sénégalais ont su bien négocier le cap. Les inquiétudes fondées sur les questions de transparence du processus de dépouillement, de la compilation et de la proclamation des résultats, ne se justifient presque plus, puisque Wade a eu le fair-play de couper court, en reconnaissant la victoire de son ancien PM et, ipso facto, sa défaite.»

Et le journaliste de Fasozine d’ajouter que le dénouement de ces élections constitue un pas de plus pour l’homme africain vers la consolidation de la démocratie. Sans manquer de faire un parallèle avec le voisin malien, ex-élève modèle :

«Du coup, c’est la démocratie sénégalaise qui vient une fois de plus de s’ériger en exemple sur le continent africain. Le triomphe du processus démocratique, à l’actif de tous les Sénégalais est d’autant plus à saluer que des voisins du Pays de la Téranga, notamment le Mali dont le processus démocratique vient de connaître un coup d’arrêt avec le putsch du jeudi 22 mars dernier, et dans un passé très récent, la Côte d’Ivoire qui s’est illustrée négativement par une longue crise postélectorale, (...) constituent des taches noires pour le continent.»

Guinéeconakry.info analyse encore que ce forcing électoral de la part d’Abdoulaye Wade et la campagne mouvementée lui ont fait perdre ses dernières illusions sur sa capacité à aller à contre-courant de ce processus:

«Cette période psychologiquement et politiquement dure aura permis au vieux Wade d'avoir le courage de pouvoir jeter enfin l'éponge du... pouvoir !»

 

Abdel Pitroipa

 

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 00:24

Certes, le dépouillement n'est pas encore terminé mais la tendance (et même mieux voir la suite...) se confirme.

 

Dès 17h, les premiers résultats ont commencé à tomber plaçant Macky Sall largement en tête dans les votes à l'étranger. Puis, petit à petit, dans le pays, l'écart se creusait de plus en plus. Même dans les départements acquis à la cause de Abdoulaye Wade au premier tour, soit les résultats étaient serrés soit carrément en faveur de Macky Sall. Habitant à côté de son QG de campagne, nous avons commencé à entendre les premiers klaxons vers 19h. A l'heure actuelle, les résultats officiels ne sont pas encore arrivés mais la confirmation est venu d'ailleurs. En effet, "le Vieux"  a appelé Macky Sall pour reconnaître sa défaite. Et là, c'est comme si le Sénégal avait gagné la Coupe du Monde !

 

Bref, pour tous ceux qui en doutait, c'est une grande victoire pour la démocratie et pour le Sénégal. Maintenant, le plus dur reste à faire pour le futur président mais laissons lui le temps de savourer sa victoire avant de voir son action.

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 12:43

Les médias français l'ont un peu oublié (normal il n'y a quasiment pas eu d'incidents) mais, aujourd'hui, a lieu le second tour de l'élection présidentielle sénégalaise.

 

Comme prévu, Macky Sall et Abdoulaye Wade sont au coude à coude pour accéder à la fonction suprême. Seulement, dans le détail, cette élection ressemble plus à un référendum contre Wade. En effet, 12 ans après son accession au pouvoir qui a donné beaucoup d'espoir aux sénégalais, le "Vieux" déçoit par ses actions. Certes, de nombreuses infrastructures ont été réalisé (autoroute à péage, route de la corniche...), mais, à côté de ça, les prix des denrées courantes se sont envolées. Par exemple, le prix du kilo de riz a doublé en 12 ans. Malheureusement, ce n'est pas avec du goudron que le peuple mange...

 

Ce qui est marrant c'est que, comme par hasard, certains travaux ont été fait juste avant l'élection. Je ne vous en avais pas parlé avant mais Dakar a renoué avec les feux tricolores ! Plus de policiers aux carrefours, plus de "qui-va-passer-devant-l'autre", plus de risque d'accidents ! Bon, ce n'est pas encore développé sur toute la capitale, ce n'est pas toujours respecté, mais, c'est déjà mieux que rien.

 

Pour revenir à l'élection, comme pour le premier tour, les résultats seront communiqués dans les prochains jours même si de grosses tendances devraient se dessiner dès ce soir.

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 17:34

Par quel subterfuge Wade, le président du Sénégal, compte-t-il encore gagner? En dehors de son cercle restreint, très peu d’observateurs de la scène politique lui donnent des chances de sortir vainqueur du scrutin du 25 mars prochain.

Ils sont, presque tous, unanimes à penser que le vieux président est «battu d’avance». «Wade a fait le plein de ses voix au premier tour. Il a atteint ses limites avec ses 34,82% de suffrages», pense savoir un patron de presse sénégalais qui requiert l’anonymat. Car avance-t-il, «Wade a tout misé parce qu’il pensait qu’il allait emporter le scrutin dès le premier tour. Et dans ce cas, le fort taux d’abstention sera à l’avantage de Macky Sall. Son ancien premier ministre, qu’il affronte au second tour du 25 mars prochain bénéficie du soutien des 12 autres malheureux challengers à la présidentielle ainsi que de la société civile.

Alors que Wade, «seul contre tous», se raccroche désespérément au ndiguël (consigne de vote) de certains religieux tel que le guide des thiantacounes, Cheikh Béthio Thioune, qui espère-t-il pourra combler son vide avec l’aide  des ses «11 millions de talibés». Seul, face à une alliance de treize partis réunies sous la bannière de Benno Bok Yaakar (Unissons nous pour l’espoir)  en plus du soutien du mouvement du 23 juin (M23), de Youssou Ndour et du groupe Y’en a marre, le règne de Wade semble vivre ses derniers jours.

 

Wade: le dernier acte

 

Les signes sont évidents et pour bon nombre d’analystes politiques sénégalais, le vieux président joue le dernier acte du film de son parcours politique.  Mais, malgré tous les commentaires et autres analyses qui le donnent perdant dans cet ultime combat, Abdoulaye Wade ne désespère pas. Il reste convaincu que le destin tournera encore une fois en sa faveur. Et n’a aucune intention de laisser la voie à Moustpaha Niasse, arrivé troisième, comme le prétendait une certaine opinion au lendemain de la débâcle des libéraux au premier tour de la présidentielle. Le vieil homme s’agrippe obstinément  à son fauteuil et est décidé à livrer une bataille farouche à son ancien poulain, quitte à y laisser ses derniers souffles de vie. Et qui connaît bien Abdoulaye Wade, sait qu’il est doué plus que quiconque à ce jeu. Et le chantre du Sopi (changement) a encore mille et un tours dans sa vieille besace pour remporter ou pour faire main basse sur le jeu politique. Ce n’est pas pour rien qu’il fut surnommé, Ndiombor, du nom rusé du lièvre dans les contes et légendes africaines, par le président poète, Léopold Sédar Senghor.

Officiellement, Abdoulaye Wade est âgé de 86 ans. Et est né  un jour de mai 1926 à Kébémer, département situé dans la région de Louga, mais il fut déclaré à la préfecture de Saint-Louis pour pouvoir bénéficier du statut de citoyen français en tant qu’habitant des quatre communes. Mais les mauvaises langues racontent que le petit Abdoulaye courait déjà derrière le cheval de Serigne Touba, fondateur de la confrérie mouride, à cette époque à la venue du guide religieux dans la ville. Mais c’est seulement en 1974 que les Sénégalais l’ont découvert, date de la création du Parti démocratique sénégalais (Pds). Cela fait 36 ans que les Sénégalais cheminent avec lui.

Et ils le connaissent bien. Raison pour laquelle, ils savent qu’il n’est jamais à court d’idées, encore moins de patience, pour avoir été l’opposant historique du Sénégal durant 26 bonnes années, pour arriver à ses fins quelque soient les difficultés ou les contraintes auxquelles il doit faire face. Le 25 mars prochain, on assistera à un Mortal combat, pour reprendre un titre célèbre d’un film de karaté, entre les deux leaders politiques du second tour. Seulement, le dénouement sera tout autre dans ce cas ci. Assistera-t-on à la fin héroïque de Wade, ou à la déconfiture d’un des plus grands leaders politiques que le Sénégal ait connu? 

 

Pape du Sopi

 

Avant de mettre sur pied sa propre formation politique, Abdoulaye Wade n’était quasiment pas connu des Sénégalais. Il n’existe nulle trace de l’homme dans les archives des associations estudiantines africaines à l’époque où le mouvement de la Négritude battait son plein. Abdoulaye Wade n’a jamais été ce que  Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire ou encore Kwamé Krumah ont été au sein de la Fédération des Etudiants d’Afrique Noire en France (FEANF).

Fort heureusement, il eut en compensation une vie universitaire bien remplie. Entre 1951 et 1952, où Abdoulaye Wade s’envole pour la France, et suit des études en mathématiques. Il passe d’une faculté à une autre où il cumule les diplômes grâce au système des équivalences. Et obtient ainsi  plusieurs certificats à l’université de Besançon et devient titulaire d’un doctorat en droit et sciences économiques à l’université de Grenoble. Après une brève carrière au barreau de Paris, Wade rentre au bercail pour plaider au barreau de Dakar et devient aussi enseignant à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad).

En 1973, il fait ses débuts en politique et devient responsable local du Parti socialiste. Mais, il connut réellement son heure de gloire en 1974, lorsqu’il obtint de Senghor l’autorisation de créer son propre parti.En août 1974, le PDS est mis sur pied. Dans un premier temps, il s’agit d’un parti fantoche, que le concepteur qualifie de parti de contribution pour ne pas frustrer Senghor, qui à l’époque gouvernait le pays d’une main de fer.En 1978, il se  présente pour la première fois à l’élection présidentielle. Wade est le seul opposant à faire face à Senghor. Il perd l’élection mais réussit tout de même à se faire une place dans la vie politique. Avant la fin de son septennat, Senghor décide de quitter le pouvoir et passe le témoin à son dauphin, Abdou Diouf.

 

Wade, le démocrate

 

Abdoulaye Wade crie au scandale mais décide de se battre pour récupérer les rênes du pouvoir de ce président non élu. En 1983, Wade, 56 ans, affronte Diouf, un jeune de 45 ans, qui remporte l’élection haut la main avec un score de 83,3%. Mais, Wade ne baisse pas les bras et se remet très vite au travail. Il réussit à gagner en notoriété et son ouverture démocratique, lui confère l’étoffe d’un héros. En 1988, l’opposant courtise à nouveau le fauteuil présidentiel. Diouf remporte les élections mais Wade, lui conteste les résultats et dénonce un hold up électoral. Les Sénégalais descendent dans la rue et des émeutes éclatent dans le pays. Wade et les siens sont arrêtés et emprisonnés.

Après des pourparlers entre lui et Diouf, il décide d’intégrer le gouvernement à majorité élargie. Ainsi, d’avril 1991 à octobre 1992, Abdoulaye Wade occupe le poste de ministre d’Etat auprès du président de la République dans le gouvernement d’union nationale.

A l’approche de la présidentielle de 1993, il claque la porte et repasse à l’offensive. Abdoulaye Wade pense encore avoir gagné ces élections. Avant la publication des résultats, le vice-président du conseil constitutionnel, Me Babacar Sèye, est assassiné. Wade est soupçonné d’avoir commandité le meurtre. Lui et trois membres de son parti, sont arrêtés et sont relâchés trois jours plus tard, faute de preuves. Dans son ouvrage, Me Seye : un meurtre sur commande, le journaliste investigateur Abdou Latif Coulibaly affirme qu’Abdoulaye Wade est impliqué dans cette affaire.

Le brûlot qui est paru peu après l’accession de Wade au pouvoir a été censuré au Sénégal. Bien qu’il réfute avec véhémence y être mêlé, Wade gracie les assassins du juge et indemnise la famille du défunt, lors de son accession au pouvoir. 

 

Un opposant au pouvoir

 

C’est seulement, le 19 mars 2000, grâce à une alternance, que les Sénégalais ont décidé de confier les rênes du pouvoir à Wade, après cinq tentatives infructueuses.L’opposant historique accède enfin au pouvoir. Mais la désillusion s’est très vite installée. Celui avec qui on pensait, la démocratie définitivement instaurée dans le pays, ne tarde pas à établir un régime de «complaisance». Wade a eu à, en 12 ans de règne, nommer 6 premiers ministres, quatre présidents de l’assemblée nationale, trois chefs d’état-major des armées et plus d’une centaine de ministres alors qu’il promettait de les réduire à 20.

Il rompt d’avec les traditions en tenant désormais son conseil des ministres dans la salle des Banquets, il nomme un commandant des sapeurs pompiers au grade de général. Comble de l’ignominie, en avril 2010, il élève son ultime édifice. Le fameux monument de la renaissance africaine, une arlésienne qui coûte 14 milliards de francs CFA voit le jour. Le tout, au moment où la banlieue patauge dans les eaux putrides et fétides des inondations.

Alors que le débat sur la succession du président octogénaire fait rage et qu’il est soupçonné d’un projet de dévolution monarchique du pouvoir, Wade propose une modification du scrutin présidentiel en établissant un ticket, président/ vice-président qui l’élirait à 25 %. Les violentes manifestations qui éclatent à travers le pays l’obligent à retirer son projet. Le règne de Abdoulaye Wade n’a pas été de tout repos pour notre charte fondamentale. Sous son magistère, la Constitution a été modifié 14 fois. Plus qu’Abdou Diouf et Léopold Sédar Senghor en quarante ans de règne du parti socialiste.

Recul des libertés individuelles, journalistes et hommes politiques emprisonnés, manifestations réprimées dans le sang, gardes à vue et convocations tous azimuts devant les tribunaux: avec le régime de Wade, la démocratie sénégalaise a pris un sacré coup. Encore une fois, l’histoire donne raison au président poète, Senghor. N’est-ce pas lui qui déclarait avec humour en parlant de Wade qu’un «homme qui ne porte pas de cheveux ne peut diriger un pays».


Lala Ndiaye

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 13:34

Les résultats officiels de l'élection présidentielle devraient être validés aujourd'hui par le Conseil Constitutionnel. Comme prévu, Abdoulaye Wade va devoir aller au second tour pour rester au pouvoir.

 

En effet, il a obtenu 34,8% de voix contre 26,6% pour Macky Sall, ancien Premier Ministre du Vieux. Le troisième homme est Moustapha Niasse avec 13,2% et est aussi un ancien Premier Ministre. Ce dernier n'a pas explicitement appelé à voter Macky Sall mais a d'ores et déjà exclu d'appeler à votre Abdoulaye Wade. Cela sent le règlement de compte tout ça. Le second tour est prévu pour dans 3 semaines. On saura la date exacte quand les résultats seront entérinés.

 

Dernier chiffre, celui de la participation. Elle a été de 51,6% ce qui est en deçà des 60% des premiers jours mais reste assez bonne compte tenu du contexte. Elle devrait augmenter très largement pour le second tour.

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