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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 11:39

En fait, d'après une étude scientifique très sérieuse datant de 2002, ce n'est pas la première mais seulement la seconde... En tout cas, elle vaut le détour. La voici rien que pour vous :

 

 

Sherlock Holmes et le docteur Watson vont faire du camping. Ils plantent leur tente sous les étoiles et s'endorment. Au milieu de la nuit, Holmes réveille Watson et lui dit: « Watson, regardez en l'air et dites-moi ce que vous voyez ».

Watson répond: « Je vois des millions et des millions d'étoiles ».

« Et que pouvez vous en déduire ? » demande Holmes.

Watson répond: « Eh bien s'il y a des millions et des millions d'étoiles, et même si quelques-unes seulement ont des planètes, il est probable qu'il existe quelque part des planètes qui ressemblent à la terre. Et s'il existe quelques planètes similaires à la terre quelque part, il se peut qu'on y trouve de la vie ».

Ce à quoi Holmes répond: « Watson, espèce d'idiot, on nous a volé notre tente ! ».

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Published by Laurent - dans Humour
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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 17:32

Rush de fin de trimestre oblige, je ne suis pas très actif en ce moment. Mais, heureusement, les vacances arrivent bientôt (mardi soir prochain) et vont faire beaucoup de bien.

 

En attendant, si vous voulez partir allez prendre des renseignements ici. C'est, comme son nom l'indique, un ensemble de forums très clairs. Avis aux amateurs.

 

10---VoyageForum.jpg

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 13:01

Un grand classique des desserts, revisité très simplement et notamment pour les enfants.

 

 

Charlotte poire chocolat

 

68---Charlotte-poire-chocolat.jpg

 

Ingrédients :

 

200 g de chocolat

20 cl de crème liquide

150 g de fromage blanc

50 g de riz soufflé

Biscuits à la cuillère

Poire au sirop

 

Préparation :

 

Dans une casserole, faire chauffer la crème liquide. Casser le chocolat dans un saladier en verre puis le placer sur la casserole pour le faire fondre au bain marie.

Mélanger délicatement le chocolat fondu avec la crème (le faire en 3 fois). Rajouter ensuite le fromage blanc puis le riz soufflé.

Couper les poires en lamelle.

Dans un verre, placer les biscuits à la cuillère en mettant la face avec le sucre glace côté verre. Mettre l'équivalent d'une demi-poire. Rajouter au milieu la ganache.

Réserver au frais pendant 2h puis déguster.

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 22:45

Le président de la République, Me Abdoulaye Wade a encore fait des promesses aux Sénégalais. Après le tramway, qui semble d'ailleurs avoir été abandonné, place au chemin de fer automatique.

Face aux transporteurs, dans la salle de l’Unité Africaine du Cices, Me Wade a promis d’aller vite vers la réalisation de ces promesses. « Il faut penser aux zones enclavées et j’aimerais que ce programme soit exécuté le plus rapidement possible », rapporte le journal Walf GrandPlace.

Une promesse qui laisse certains sceptiques, le chef de l'Etat qui présidait une rencontre sur la modernisation des secteurs du transport, annonce l’arrivée de 700 nouveaux minibus et 265 autobus qui seront livrés au début du mois de janvier.

 

 

Source : SenewebNews

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Published by Laurent - dans Revue de presse
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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 15:41

Pour tous les fans, allez par ici.

 

09---Star-Wiki-Wars.jpg

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 15:36

La crise économique qui a mis l’Europe dans la tourmente ne semble apparemment pas inquiéter outre mesure les dirigeants d’Afrique et les citoyens africains. Comme le dernier wagon d’une locomotive en cours de déraillement, ils attendent de façon stoïque et résignée les répercussions inévitables du choc de l’accident. Cependant, ils gardent l’espoir que les conducteurs la maîtriseront avant. Rien ne dépend donc d’eux. C’est l’indépendance et vive l’indépendance!

 

L'Afrique, à dix mille lieux de la crise

 

Pour les Africains qui sont éternellement en crise, «cabri mort n’a pas peur de couteau» pour reprendre un adage ivoirien. Ce n’est point une crise de plus qui changera grand-chose à la situation des Africains déjà largement précaire dans l’ensemble. Pour eux, le pire n’est pas à venir. Le cri du désespoir est sorti depuis fort longtemps: «s’en fout la mort», comme on dit ici sous nos cieux. Si les Africains observent avec une impuissance certaine les tribulations de la monnaie européenne et les conséquences de la crise, leurs dirigeants le sont beaucoup moins. Car ils sont plus préoccupés non pas par les conditions de vie à venir de leurs concitoyens mais par la survie de leur régime face à cette perspective. Sait-on jamais? Après les révolutions arabes, il ne faut jamais dire jamais.

Les Européens, avec la France et l’Allemagne dans le wagon de tête, en bons conducteurs, se démènent comme de beaux diables pour maîtriser la locomotive en furie. Avec maintes concertations, des budgets maniés et remaniés, des sacrifices chaque jour imposés aux citoyens européens, l’Union européenne tente vaille que vaille de freiner la locomotive dans sa folle course vers l’abîme.

Au lieu de se résigner et de prier Dieu pour que le malheur n’arrive point, les Africains pourraient bien aussi prendre des initiatives afin d’éviter le pire, voire d’en tirer des leçons avantageuses pour l’après-crise. Tant qu’à amortir le choc, il faut déjà s’y préparer. Ce n’est pas les domaines dans lesquelles il est possible d’engager des actions qui manquent.

 

Réduire le train de vie de l'Etat

 

Le président béninois, Boni Yayi, qui voulait supprimer depuis quelque temps les primes et autres avantages aux fonctionnaires de l’Etat n’a pas eu meilleure occasion. Il a suffi d’un communiqué laconique: 

«Sur instructions du président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement, il vous est demandé de faire procéder, dès à présent, à la suspension du paiement des accessoires de salaire (primes et indemnités) dans les sociétés et offices d’Etat sous votre tutelle en attendant de nouvelles mesures à prendre par le gouvernement. En conséquence, seuls les salaires seront payés aux employés et agents relevant de ces structures. Des contrôles seront effectués par les organes compétents pour vérifier la mise en œuvre effective des présentes prescriptions».

Cette mesure ne réjouit évidemment pas les fonctionnaires béninois, loin s’en faut. Mais elle réduit tout de même les dépenses de l’Etat. Seulement voilà: là où le bât blesse, c’est que le gouvernement Boni Yayi ne dit pas ce qu’il fait pour réduire le train de vie de l’Etat et des personnalités politiques dont on sait que leurs salaires contrastent avec le niveau de vie général. Ce qui risque fort de donner raison aux syndicalistes avec lesquels il avait déjà maille à partir. Car les mesures d’austérité ne sauraient concerner seulement que les fonctionnaires.

C’est un secret de polichinelle que les personnalités politiques sont généralement les mieux lotis en Afrique. La politique est ainsi le plus grand et le plus généreux employeur des sociétés africaines. Tant et si bien que ceux qui ont bien compris l’avantage à en tirer n’hésitent pas à abandonner leurs professions pour faire carrière en politique.

«Pour vivre mieux, il faut faire la politique, sinon c’est elle qui va vous faire», argue-t-on souvent en Afrique.

Pour faire des économies budgétaires, les citoyens africains ne demandent pas forcément à leurs chefs d’Etat d’avoir l’ingéniosité ou le courage politique de l’ancien président du Burkina Faso, Thomas Sankara. Lequel, en son temps, avait notamment fait remplacer les Mercedes par des Renault 4 en guise de voitures de fonction, contraint les dirigeants à voyager en classe économique et réduit de façon drastique les dépenses de l’Etat. Mais en se voulant modeste, à la hauteur de leurs moyens, il est tout aussi possible de faire des économies en choisissant des voitures moins coûteuses et difficiles à entretenir, en évitant des dépenses somptuaires ou de vivre au-dessus de ses moyens...

Aussi paradoxal que cela puisse paraître pour des pays qui se disent pauvres ou en développement, ils ont cette propension à distribuer aux directeurs et autres chefs de services des véhicules qu’ils utilisent à longueur de journée en dehors même des missions officielles et de l’exercice de leurs fonctions. Au lieu de cela, il serait tout aussi plus judicieux de leur faire acheter leurs véhicules de service. Ce qui indéniablement les obligerait à mieux les utiliser et les entretenir. Avec une panoplie de mesures de ce genre, les Etats africains pourraient certainement faire de grandes économies afin de compenser leurs énormes déficits budgétaires.

 

Vers une économie formelle ?

 

Si les Africains veulent réellement sortir de leur sous-développement, la crise économique actuelle est certainement une occasion d’en poser les jalons. L’Afrique ne saurait en effet continuer indéfiniment sa fuite en avant par rapport aux grandes questions sociétales qui se posent désormais à elle. Entre une société traditionnelle de l'économie informelle et une société moderne de l'économie formelle, il n’y a plus de place à l’hésitation dans le contexte mondial actuel. Un choix doit être fait quant à l’avenir. Quel qu’il en soit, il ne règlera certes pas tous les problèmes économiques, tant qu’ils ne privilégieront pas la production des biens à celle de l’offre des services et à l’exploitation des ressources naturelles qui sont épuisables.

Dans la plupart des pays du continent, beaucoup de secteurs économiques souffrent d’une absence cruelle de législation et d’organisation qui entraînent des manques à gagner considérables pour les Etats. Ce n’est un secret pour personne: les opérateurs économiques qui s’évertuent à être en règle sont malheureusement trop souvent ceux qui sont les plus pénalisés. Ce qui encourage l’informel et plombe la fiscalité. Sans compter que parfois, c’est la fiscalité même qui plombe l’entreprise privée et prive l’Etat de recettes. Beaucoup de textes et lois se révèlent être alors des ornements juridiques plutôt que des arsenaux juridiques. Dans ce registre, on peut citer la loi sur la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (Cédéao). Adoptée depuis plusieurs décennies, c’est curieusement quand les citoyens de la Cédéao ont leur titre de voyage en règle qu’ils sont malmenés aux frontières terrestres des pays membres, contrairement à ceux qui voyagent sans document et qui payent leur passage. Le Nigeria est champion en cela. Si bien qu’on dit souvent qu’il vaut mieux ne pas présenter de titre de voyage quand on passe sa frontière.

 

Un impôt sur les revenus

 

Dans plusieurs secteurs comme le foncier, l’immobilier, les transports, le tourisme, l’agriculture et autres services, des réformes structurelles bien pensées sont susceptibles d’apporter une certaine embellie aux économies nationales. Pourvu que les législateurs n’adoptent pas des lois pour la forme, tout juste bonnes pour les tiroirs des administrations et que les économies continuent à fonctionner de manière plus ou moins souterraine. Là où les pays africains pourraient aussi agir pour non seulement renflouer les caisses de leurs Etats, mais également lutter contre la corruption, c’est avec un impôt sur les revenus de leurs concitoyens. L’Afrique est certes pauvre, mais il y a une minorité de gens qui sont riches, parfois même plus riches que leurs Etats, sans que les activités qu’ils mènent ne justifient cependant leur fortune, pour la plupart. Ce serait déjà une source de recettes pour les Etats si on commençait déjà par leur faire payer un impôt. En y ajoutant la classe moyenne de plus en plus importante, il y a bel et bien de quoi boucher des trous dans des budgets.

Comme on peut s’en rendre compte, nombre de pays africains économiquement malades peuvent bien encore procéder à leur automédication. Avec un peu de rigueur et de discipline, ils pourraient ainsi régler un grand nombre de leurs problèmes économiques. Malheureusement, ils ne connaissent pas la maxime qui dit: «mieux vaut prévenir que guérir». Ils attendent toujours d’être exsangues pour que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international viennent à leur chevet avec ses potions magiques. Sans se soucier du fait que les effets indésirables des médicaments des institutions de Bretton Woods seront incalculables pour les générations futures.

 

Auteur : Marcus Boni Teiga

Source : SlateAfrique

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 13:06

Au moment ou les sénégalais continuent de vivre de longues coupures d’électricité, le ministre de  tutelle Karim Wade a, selon le journal le Quotidien, affirmé devant les journalistes  ivoiriens que cette page des délestages était définitivement  close. Pour preuve le Sénégal cherche selon son ministre à renforcer  sa production pour pouvoir approvisionner les pays limitrophes avec les surplus.

Ainsi, souligne le journal, on se pose la question de  savoir si Karim Wade partage la même planète que les sénégalais. Ou ne serait-il qu’un simple météore que le président Wade aurait jeté par-dessus nos têtes ? Lors de son voyage en Cote d’Ivoire où il était envoyé par son père auprès de son homologue ivoirien, Karim Wade ne s’est pas limité à délivrer le message du Président Abdoulaye Wade mais plutôt  à réinventer le Sénégal. Devant la presse ivoirienne, il a,  en effet, affirmé que « la page des délestages était définitivement tournée dans son pays depuis deux mois ». Cette annonce  montrant le manque de connexion entre Karim Wade et la population sénégalaise car au même moment, certaines populations  continuent à vivre de façon intense de longues coupures d’électricité. Mais là ou les ivoiriens ont dû ouvrir de grands yeux, c’est, toujours selon le Quotidien   quand Karim Wade a annoncé que le Sénégal était désormais dans une phase  où «il envisageait de renforcer sa production d’énergie ». Comme la Cote d’Ivoire le fait avec  ses voisins ghanéen et burkinabé, Karim Wade avoue son désir de s’inspirer de cet exemple pour réussir  à produire assez d’Energie pour  en livrer le surplus aux pays de la sous-région.

 

Source : Seneweb

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 17:35

Une entrée fraîche et facile à réaliser. En plus, elle est super pour les fêtes de fin d'année.

 

 

Crevettes cocktail

 

67---Crevettes-cocktail.jpg

 

Ingrédients (pour 4 personnes) :

 

700 g de crevettes roses cuites
1 coeur de laitue
2 oeufs
1 boîte de coeurs de palmiers
4 c. à s. de mayonnaise
1 cuil à soupe de ketchup
1 c. à c. de cognac
sel et poivre

Préparation :

Dans une casserole d'eau, plonger les oeufs. Porter à ébullition et laisser cuire 3 min afin qu'ils soient mollets. Les passer sous l'eau froide pour arrêter la cuisson puis les écaler.
Décortiquer les crevettes.
Rincer et essorer la laitue. Égoutter les coeurs de palmiers et les couper en rondelles.
Dans un bol, mélanger la mayonnaise, le ketchup, le cognac.
Dans des coupelles ou des verrines, répartir les feuilles de laitue ciselées, puis les crevettes et les coeurs de palmiers. Napper avec la sauce. Décorer avec les oeufs mollets coupés en quartiers. Servir frais.


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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 16:22

Vous ne le savez peut-être pas mais depuis un certain temps maintenant (au moins 3 ans), je n'utilise plus Windows. Je ne sais d'ailleurs même pas à quoi ressemble le dernier. Bref, j'ai décidé de devenir réfractaire et de me servir du monde libre et gratuit de Linux (je ne suis pas complètement réfractaire au point d'acheter Apple).

 

Pourquoi ce choix ? Déjà, comme je le disais plus haut, c'est libre (donc modifiable) et la plupart du temps gratuit. En plus, c'est très simple d'utilisation. Certes, Linux jouit d'une mauvaise réputation car avant on n'utilisait que la console, mais ce n'est plus du tout le cas. On trouve de très beaux environnements graphiques. De plus, on peut utiliser toutes sortes de logiciels très efficaces pour un coût nul (traitement graphique, programmation, jeux et j'en passe). Enfin, et surtout, les virus sont quasiment inexistants car c'est ultra sécurisé.

 

Pour vous convaincre, allez faire un tour sur ce site.

 

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Sachez aussi que 90% des serveurs dans le monde (les machines qui vous permettent de me lire actuellement) sont sous Linux et pas sous Windows. C'est bien que c'est mieux !

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 19:59

Et voilà que l’on reparle encore de la dévaluation du franc CFA! Comme c’est souvent le cas ces derniers temps, ce sont les difficultés financières et économiques que rencontrent de nombreux pays de l’Union européenne (UE) qui relancent les rumeurs et enflamment le cyberespace africain à propos d’une dévaluation qui serait d’ores et déjà programmée pour le 1er janvier 2012. La question posée est de savoir si la parité fixe qui lie l’euro à la monnaie africaine (1 pour 655,957) se justifie dans une conjoncture économique marquée par un net ralentissement de l’activité en Europe et par de sérieux doutes sur l’avenir de la monnaie unique de ce continent.

La problématique est connue. Les partisans d’une dévaluation estiment qu’elle permettrait d’augmenter les exportations africaines à destination de l’Europe mais aussi de la zone dollar (en dévaluant le franc CFA, on lui permet d’être moins pénalisé par la vigueur, certes relative, de l’euro par rapport au billet vert étasunien). A l’inverse, ses adversaires estiment qu’une telle opération ne se justifie pas. Pour eux, la situation économique et financière des six pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et des huit pays de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA) - ces deux zones monétaires utilisant le franc CFA – n’ayant rien à voir avec celle de 1994, date de la dernière dévaluation de cette monnaie. 

 

Propos contradictoires

 

C’est l’avis de l’économiste Abdourahmane Sarr, président du Centre d'Etudes pour le Financement du Développement Local (Cefdel) à Dakar.

«Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de dévaluer le franc CFA à ce stade surtout avec des réserves de change équivalentes à sept mois d'importations de biens et services pour l'UEMOA et presque 40 pour cent de la masse monétaire au sens large», explique-t-il à SlateAfrique. Pour autant, cet ancien représentant du Fonds monétaire international (FMI) au Togo et au Bénin précise tout de même que «cela ne veut pas dire que le franc CFA est à son niveau d’équilibre et qu’il n'est pas surévalué».

Lucas Abaga Nchama, gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) doute lui aussi de la pertinence d’une dévaluation. D’ailleurs, pour lui, il «n’y a pas lieu de penser qu’une dévaluation du franc CFA va avoir lieu». Tenus le 24 novembre à l’issue de la session extraordinaire du comité de politique monétaire (CPM) de la BEAC à son siège de Yaoundé au Cameroun, ces propos n’ont pas pour autant fait disparaître les rumeurs. Et ces dernières ont même été renforcées par Mabri Albert Toikeusse, ministre d’Etat ivoirien du Plan et du Développement, qui a affirmé, le 24 novembre dernier que «la dévaluation n’est pas une catastrophe» et qu’elle pourrait même «générer des milliards (de francs CFA) si elle est anticipée» tout en donnant «plus de valeur aux produits d’exportation entre les pays membres» de la zone CFA.

 

Modification du statut du franc CFA

 

De façon générale, Abdourahmane Sarr, est partisan d’une modification du statut actuel du franc CFA.

«Je pense qu'il est temps de penser à faire évoluer le régime de change vers quelque chose de plus flexible ce qui pourrait se traduire en une perte de valeur par rapport à l’euro et ou le dollar» explique-t-il en précisant qu'il serait «possible d'obtenir les effets d'une dévaluation sans dévaluer le franc CFA lui-même». Une approche qui passerait par l’introduction de monnaies complémentaires au franc CFA et que, d’ailleurs, l’économiste préconise aussi dans le cas de la Grèce.

«Le Cefdel veut faire la promotion de monnaies complémentaires régionales au Sénégal et en Afrique de l'Ouest comme solutions à la problématique du financement du développement local et permettre aux communautés de base africaines de renaître», explique-t-il. Pour résumer, cette approche propose l’existence de monnaies complémentaires qui pourraient être utilisées, via une institution financière, par les populations «qui ne sont pas suffisamment bancarisées» et qui n’ont donc pas accès au crédit. Ce mécanisme «équivaudrait à une bancarisation sous une forme physique et pourrait stimuler les économies locales» tout en évitant de dévaluer la monnaie nationale.

 

La fin d'un lien colonial entre l'Afrique et la France ?

 

En attendant que les propositions d’Abdourahmane Sarr se généralisent, il est difficile de savoir si la dévaluation tant redoutée aura lieu ou non. Mais, comme c’est toujours le cas avec cette question qui revêt un caractère hautement émotionnel en Afrique, le débat sur le niveau de la parité fixe entre l’euro et la devise africaine a plutôt tendance à faire oublier l’essentiel.

En effet, ce n’est pas un hasard si les rumeurs à propos d’une modification de cette parité se propagent au moment où l’on doute de plus en plus de la cohésion de la zone euro. A ce sujet, il faut savoir que le franc CFA bénéficie de la garantie de convertibilité du Trésor français. La question est donc simple : quel est l’avenir de cette garantie à l’heure où Paris et Berlin envisagent de nouvelles solutions institutionnelles pour faire face à la défiance des marchés vis-à-vis des besoins financiers (et donc d’endettement) de la presque totalité des pays européens? Quel que soit le mécanisme trouvé, la France réussira-t-elle (le voudra-t-elle) à maintenir cette garantie? L’Allemagne l’acceptera-t-elle? Si, d’aventure, ces deux pays européens arrivent à s’entendre sur une union budgétaire d’ici la fin janvier 2012, qui peut jurer que cela n’affectera pas le statut du CFA ou, du moins, sa valeur par rapport à l’euro?

 

Perpétuation d’un lien colonial

 

Du coup, la balle est dans le camp des dirigeants africains. Au lieu de les angoisser, cette incertitude pourrait s’avérer salvatrice. En effet, les pays d’Afrique centrale et de l’ouest pourraient enfin décider d’en finir avec cette garantie de convertibilité du Trésor français qui n’est rien d’autre que la perpétuation d’un lien colonial qui ne dit pas son nom. C’est bien de cela qu’ont conscience tous les Africains qui débattent actuellement de la valeur du franc CFA. Ainsi, la parité avec l’euro n’est rien d’autre que l’arbre qui cache le sujet crucial de l’indépendance monétaire d’une grande partie de l’Afrique subsaharienne.

 

Auteur : Akram Belkaïd

Source : SlateAfrique

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