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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 14:17

Une petite entrée extrêmement facile à réaliser.

 

 

Brick au fromage

 

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Ingrédients (pour 4 personnes) :

 

4 feuilles de brick

4 tranches de bacon

Fromage râpé

Cantal

50 g de beurre

Salade

1 tomate

Huile d'olive

Vinaigre balsamique

Sel, poivre

 

Préparation :

 

Préchauffer le four à 180°C.

Faire fondre le beurre. Couper le Cantal en fines lamelles. Dans un poële, dorer légèrement les tranches de bacon.

Étaler les feuilles de brick et les beurrer au pinceau. Disposer une tranche de bacon, recouvrir de fromage râpé puis de quelques tranches de Cantal.

Enfourner pour 8 à 10 minutes.

Pendant ce temps, tailler la salade en lamelles et découper la tomate en petits dés. Réaliser une petite vinaigrette avec l'huile d'olive, le vinaigre balsamique, le sel et le poivre.

Dans une assiette, disposer la salade et la tomate puis la brick au fromage.

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 23:41

Pour tous les nostalgiques de ce super jeu en ligne, j'ai retrouvé l'ancienne version sur le site de TV5 Monde. Il faut dire que la nouvelle version n'arrive pas à la cheville de celle-là.

 

Un petit conseil, mettez-vous en majuscule et écrivez sans fautes d'orthographe ! Have fun !

 

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 17:34

Par quel subterfuge Wade, le président du Sénégal, compte-t-il encore gagner? En dehors de son cercle restreint, très peu d’observateurs de la scène politique lui donnent des chances de sortir vainqueur du scrutin du 25 mars prochain.

Ils sont, presque tous, unanimes à penser que le vieux président est «battu d’avance». «Wade a fait le plein de ses voix au premier tour. Il a atteint ses limites avec ses 34,82% de suffrages», pense savoir un patron de presse sénégalais qui requiert l’anonymat. Car avance-t-il, «Wade a tout misé parce qu’il pensait qu’il allait emporter le scrutin dès le premier tour. Et dans ce cas, le fort taux d’abstention sera à l’avantage de Macky Sall. Son ancien premier ministre, qu’il affronte au second tour du 25 mars prochain bénéficie du soutien des 12 autres malheureux challengers à la présidentielle ainsi que de la société civile.

Alors que Wade, «seul contre tous», se raccroche désespérément au ndiguël (consigne de vote) de certains religieux tel que le guide des thiantacounes, Cheikh Béthio Thioune, qui espère-t-il pourra combler son vide avec l’aide  des ses «11 millions de talibés». Seul, face à une alliance de treize partis réunies sous la bannière de Benno Bok Yaakar (Unissons nous pour l’espoir)  en plus du soutien du mouvement du 23 juin (M23), de Youssou Ndour et du groupe Y’en a marre, le règne de Wade semble vivre ses derniers jours.

 

Wade: le dernier acte

 

Les signes sont évidents et pour bon nombre d’analystes politiques sénégalais, le vieux président joue le dernier acte du film de son parcours politique.  Mais, malgré tous les commentaires et autres analyses qui le donnent perdant dans cet ultime combat, Abdoulaye Wade ne désespère pas. Il reste convaincu que le destin tournera encore une fois en sa faveur. Et n’a aucune intention de laisser la voie à Moustpaha Niasse, arrivé troisième, comme le prétendait une certaine opinion au lendemain de la débâcle des libéraux au premier tour de la présidentielle. Le vieil homme s’agrippe obstinément  à son fauteuil et est décidé à livrer une bataille farouche à son ancien poulain, quitte à y laisser ses derniers souffles de vie. Et qui connaît bien Abdoulaye Wade, sait qu’il est doué plus que quiconque à ce jeu. Et le chantre du Sopi (changement) a encore mille et un tours dans sa vieille besace pour remporter ou pour faire main basse sur le jeu politique. Ce n’est pas pour rien qu’il fut surnommé, Ndiombor, du nom rusé du lièvre dans les contes et légendes africaines, par le président poète, Léopold Sédar Senghor.

Officiellement, Abdoulaye Wade est âgé de 86 ans. Et est né  un jour de mai 1926 à Kébémer, département situé dans la région de Louga, mais il fut déclaré à la préfecture de Saint-Louis pour pouvoir bénéficier du statut de citoyen français en tant qu’habitant des quatre communes. Mais les mauvaises langues racontent que le petit Abdoulaye courait déjà derrière le cheval de Serigne Touba, fondateur de la confrérie mouride, à cette époque à la venue du guide religieux dans la ville. Mais c’est seulement en 1974 que les Sénégalais l’ont découvert, date de la création du Parti démocratique sénégalais (Pds). Cela fait 36 ans que les Sénégalais cheminent avec lui.

Et ils le connaissent bien. Raison pour laquelle, ils savent qu’il n’est jamais à court d’idées, encore moins de patience, pour avoir été l’opposant historique du Sénégal durant 26 bonnes années, pour arriver à ses fins quelque soient les difficultés ou les contraintes auxquelles il doit faire face. Le 25 mars prochain, on assistera à un Mortal combat, pour reprendre un titre célèbre d’un film de karaté, entre les deux leaders politiques du second tour. Seulement, le dénouement sera tout autre dans ce cas ci. Assistera-t-on à la fin héroïque de Wade, ou à la déconfiture d’un des plus grands leaders politiques que le Sénégal ait connu? 

 

Pape du Sopi

 

Avant de mettre sur pied sa propre formation politique, Abdoulaye Wade n’était quasiment pas connu des Sénégalais. Il n’existe nulle trace de l’homme dans les archives des associations estudiantines africaines à l’époque où le mouvement de la Négritude battait son plein. Abdoulaye Wade n’a jamais été ce que  Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire ou encore Kwamé Krumah ont été au sein de la Fédération des Etudiants d’Afrique Noire en France (FEANF).

Fort heureusement, il eut en compensation une vie universitaire bien remplie. Entre 1951 et 1952, où Abdoulaye Wade s’envole pour la France, et suit des études en mathématiques. Il passe d’une faculté à une autre où il cumule les diplômes grâce au système des équivalences. Et obtient ainsi  plusieurs certificats à l’université de Besançon et devient titulaire d’un doctorat en droit et sciences économiques à l’université de Grenoble. Après une brève carrière au barreau de Paris, Wade rentre au bercail pour plaider au barreau de Dakar et devient aussi enseignant à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad).

En 1973, il fait ses débuts en politique et devient responsable local du Parti socialiste. Mais, il connut réellement son heure de gloire en 1974, lorsqu’il obtint de Senghor l’autorisation de créer son propre parti.En août 1974, le PDS est mis sur pied. Dans un premier temps, il s’agit d’un parti fantoche, que le concepteur qualifie de parti de contribution pour ne pas frustrer Senghor, qui à l’époque gouvernait le pays d’une main de fer.En 1978, il se  présente pour la première fois à l’élection présidentielle. Wade est le seul opposant à faire face à Senghor. Il perd l’élection mais réussit tout de même à se faire une place dans la vie politique. Avant la fin de son septennat, Senghor décide de quitter le pouvoir et passe le témoin à son dauphin, Abdou Diouf.

 

Wade, le démocrate

 

Abdoulaye Wade crie au scandale mais décide de se battre pour récupérer les rênes du pouvoir de ce président non élu. En 1983, Wade, 56 ans, affronte Diouf, un jeune de 45 ans, qui remporte l’élection haut la main avec un score de 83,3%. Mais, Wade ne baisse pas les bras et se remet très vite au travail. Il réussit à gagner en notoriété et son ouverture démocratique, lui confère l’étoffe d’un héros. En 1988, l’opposant courtise à nouveau le fauteuil présidentiel. Diouf remporte les élections mais Wade, lui conteste les résultats et dénonce un hold up électoral. Les Sénégalais descendent dans la rue et des émeutes éclatent dans le pays. Wade et les siens sont arrêtés et emprisonnés.

Après des pourparlers entre lui et Diouf, il décide d’intégrer le gouvernement à majorité élargie. Ainsi, d’avril 1991 à octobre 1992, Abdoulaye Wade occupe le poste de ministre d’Etat auprès du président de la République dans le gouvernement d’union nationale.

A l’approche de la présidentielle de 1993, il claque la porte et repasse à l’offensive. Abdoulaye Wade pense encore avoir gagné ces élections. Avant la publication des résultats, le vice-président du conseil constitutionnel, Me Babacar Sèye, est assassiné. Wade est soupçonné d’avoir commandité le meurtre. Lui et trois membres de son parti, sont arrêtés et sont relâchés trois jours plus tard, faute de preuves. Dans son ouvrage, Me Seye : un meurtre sur commande, le journaliste investigateur Abdou Latif Coulibaly affirme qu’Abdoulaye Wade est impliqué dans cette affaire.

Le brûlot qui est paru peu après l’accession de Wade au pouvoir a été censuré au Sénégal. Bien qu’il réfute avec véhémence y être mêlé, Wade gracie les assassins du juge et indemnise la famille du défunt, lors de son accession au pouvoir. 

 

Un opposant au pouvoir

 

C’est seulement, le 19 mars 2000, grâce à une alternance, que les Sénégalais ont décidé de confier les rênes du pouvoir à Wade, après cinq tentatives infructueuses.L’opposant historique accède enfin au pouvoir. Mais la désillusion s’est très vite installée. Celui avec qui on pensait, la démocratie définitivement instaurée dans le pays, ne tarde pas à établir un régime de «complaisance». Wade a eu à, en 12 ans de règne, nommer 6 premiers ministres, quatre présidents de l’assemblée nationale, trois chefs d’état-major des armées et plus d’une centaine de ministres alors qu’il promettait de les réduire à 20.

Il rompt d’avec les traditions en tenant désormais son conseil des ministres dans la salle des Banquets, il nomme un commandant des sapeurs pompiers au grade de général. Comble de l’ignominie, en avril 2010, il élève son ultime édifice. Le fameux monument de la renaissance africaine, une arlésienne qui coûte 14 milliards de francs CFA voit le jour. Le tout, au moment où la banlieue patauge dans les eaux putrides et fétides des inondations.

Alors que le débat sur la succession du président octogénaire fait rage et qu’il est soupçonné d’un projet de dévolution monarchique du pouvoir, Wade propose une modification du scrutin présidentiel en établissant un ticket, président/ vice-président qui l’élirait à 25 %. Les violentes manifestations qui éclatent à travers le pays l’obligent à retirer son projet. Le règne de Abdoulaye Wade n’a pas été de tout repos pour notre charte fondamentale. Sous son magistère, la Constitution a été modifié 14 fois. Plus qu’Abdou Diouf et Léopold Sédar Senghor en quarante ans de règne du parti socialiste.

Recul des libertés individuelles, journalistes et hommes politiques emprisonnés, manifestations réprimées dans le sang, gardes à vue et convocations tous azimuts devant les tribunaux: avec le régime de Wade, la démocratie sénégalaise a pris un sacré coup. Encore une fois, l’histoire donne raison au président poète, Senghor. N’est-ce pas lui qui déclarait avec humour en parlant de Wade qu’un «homme qui ne porte pas de cheveux ne peut diriger un pays».


Lala Ndiaye

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 11:27

Pas d'articles cette semaine car, tout simplement, j'ai eu beaucoup de boulot, ce qui est assez incroyable pour un prof de maths... Bref, voici, en vrac, quelques nouvelles :

 

  - Calme total dans les rues de Dakar. Tout le monde attend le second tour prévu le 25 mars.

 

  - Bordeaux a gagné hier et surtout "tout reste possible" (F. Gillot).

 

  - Il faut encore froid au Canada.

 

  - Je me suis un peu blessé au badminton (sûrement une pubalgie) mais je me soigne. Malheureusement, ce n'était pas en participant à cet échange.

 

  - Et enfin, la question bête du jour : "Pourquoi pour dormir il faut fermer les yeux ?"

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Published by Laurent - dans Ma vie
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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 17:04

Une petite viande pour aujourd'hui.

 

 

Côte de porc au Comté

 

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Ingrédients (pour 4 personnes) :

 

4 côtes de porc

1 poivron rouge

25 g de beurre

25 g de farine

1/4 L de lait

100 g de Comté râpé

1 jaune d'oeuf

Huile d'olive

Sel, poivre

 

Préparation :

 

Épépiner le poivron et le découper en petits morceaux. Dans une sauteuse avec un peu d'huile, faire revenir le poivron jusqu'à ce qu'il soit cuit tout en restant croquant.

Cuire les côtes de porc dans une poële.

Dans une casserole, faire un roux avec le beurre et la farine. Mouiller en une seule fois avec le lait puis mélanger jusqu'à épaississement. Hors du feu, saler, poivrer, ajouter le jaune d'oeuf et 50g de Comté râpé.

Dans un plat allant au four, disposer les côtes de porc, puis le poivron dessus et recouvrir de la sauce. Terminer en saupoudrant du restant de Comté. Cuire 10 minutes à 210°C jusqu'à coloration.

Servir avec des haricots verts par exemple.

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 13:34

Les résultats officiels de l'élection présidentielle devraient être validés aujourd'hui par le Conseil Constitutionnel. Comme prévu, Abdoulaye Wade va devoir aller au second tour pour rester au pouvoir.

 

En effet, il a obtenu 34,8% de voix contre 26,6% pour Macky Sall, ancien Premier Ministre du Vieux. Le troisième homme est Moustapha Niasse avec 13,2% et est aussi un ancien Premier Ministre. Ce dernier n'a pas explicitement appelé à voter Macky Sall mais a d'ores et déjà exclu d'appeler à votre Abdoulaye Wade. Cela sent le règlement de compte tout ça. Le second tour est prévu pour dans 3 semaines. On saura la date exacte quand les résultats seront entérinés.

 

Dernier chiffre, celui de la participation. Elle a été de 51,6% ce qui est en deçà des 60% des premiers jours mais reste assez bonne compte tenu du contexte. Elle devrait augmenter très largement pour le second tour.

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 11:43

Malgré de solides études et des promesses d’embauche, les étudiants étrangers se heurtent à la circulaire du printemps dernier qui durcit l’attribution du statut de salarié. Autour du Collectif du 31 mai, la riposte s’organise.

 

Son entreprise l’a prévenu : il sera licencié dans quelques jours. Tarik El-Hajjar, jeune Marocain de 25 ans, collait pourtant parfaitement au poste. Bardé de diplômes (double master obtenu en France), sourire hollywoodien, tee-shirt turquoise, regard franc. Il a décroché sans mal un poste de consultant junior chez Capgemini, une boîte de conseil. Promesse d’embauche signée avant la fin de ses études, c’est dire.

Mais depuis cinq mois, son avenir en France est en suspens. Il attend une réponse de la préfecture d’Amiens (Somme) à sa demande de changement de statut pour passer du visa d’étudiant à celui de salarié. Dans quelques jours, son titre de séjour arrive à expiration, il ne pourra plus travailler. «J’étais bien parti. J’ai réussi mes études, j’ai de l’ambition. Si j’en suis là, c’est grâce à la France. J’avais juste envie de rendre un peu de ce qu’on m’a donné en travaillant quelque temps ici, en payant des impôts. Ça n’allait pas plus loin. Nous dire non maintenant, c’est difficile à comprendre.»

Tarik fait partie du Collectif du 31 mai qui représente ces jeunes étrangers non-ressortissants de l’Union européenne, fraîchement diplômés en France, mais empêchés d’y travailler. Ils sont chinois, américains, canadiens, africains… Souvent issus de bonne famille, ils parlent plusieurs langues et leur profil séduit les entreprises. Mais dans le pays de Nicolas Sarkozy, ces talents que les économies du monde entier se disputent sont désormais persona non grata, au même titre que les sans-papiers.

Tout est parti de cette fameuse circulaire du 31 mai 2011. Les ministres de l’Intérieur et du Travail, Claude Guéant et Xavier Bertrand, exigent des préfectures qu’elles examinent avec «plus de rigueur» les demandes d’autorisation de travail des immigrés, étudiants compris, quel que soit leur niveau d’études, et même s’ils ont été formés en France.

 

Une paperasse monstre

 

Obtenir le changement de statut pour passer du visa étudiant à celui de salarié n’a jamais été simple. Les conditions à remplir sont très strictes, et seule une poignée de diplômés des plus grandes écoles et universités peuvent y prétendre. Environ 7 000 chaque année. Il faut présenter une promesse d’embauche pour un CDD d’au moins six mois, payé une fois et demie le Smic au minimum, convaincre l’employeur de payer une taxe et l’aider à remplir une paperasse monstre pour justifier du choix d’un étranger plutôt que d’un Français.

Mais depuis la parution de la circulaire, et malgré les correctifs apportés par le ministère de l’Intérieur le 12 janvier, le respect de ces conditions ne suffit plus. Les préfectures traînent dans l’examen des dossiers, les réponses varient du tout au tout selon les agents. L’arbitraire est devenu la règle. Les premiers refus sont tombés l’été dernier, prenant de court les jeunes et leurs employeurs.

Ekaterina Tyunina, une Russe de 27 ans, venait de terminer un master de lettres modernes à la Sorbonne. Elle avait trouvé un poste de conseillère clientèle dans une banque, via le très sélectif concours Phénix qui permet d’insérer des étudiants en sciences humaines dans de grandes entreprises. «On était 500 candidats au départ, et 26 à la fin. J’avais passé toutes les étapes de sélection et en août, j’ai reçu un courrier de la préfecture : changement de statut refusé au motif d’une inadéquation entre mon profil et le poste, raconte-t-elle la voix tremblante. C’est pourtant la raison d’être de ce concours ! Depuis, c’est le désespoir. J’ai tenté un recours, mais la banque qui m’a recrutée m’a lâchée. Jamais je n’aurais pensé me retrouver dans une telle situation.»

Epuisée nerveusement, elle assiste pour la première fois à une réunion du Collectif du 31 mai. Ils sont une dizaine autour de la table, en majorité des filles. Au départ, ce devait être un brunch chips et croissants dans un appart. Finalement, c’est un apéro dans un bar parisien. On prend des nouvelles des uns et des autres. Très vite, la discussion s’engage sur la mobilisation. «La circulaire nouvelle version est-elle appliquée ? Change-t-elle les choses sur le terrain ? Combien ont jeté l’éponge et ont quitté la France ? Il faudra que vous nous fassiez un point sur le recensement», questionne, façon mitraillette, Fatma Chouaieb. Tunisienne, 24 ans et tout juste sortie d’HEC, elle est l’une des fondatrices du collectif.

 

Motifs farfelus

 

C’était début septembre. «Comme beaucoup, j’attendais la réponse de la préfecture. Jusque-là, c’était compliqué de réunir toutes les pièces demandées, mais une fois que le dossier était complet, on avait une réponse positive dans les trois semaines. Il n’y avait pas de mauvaises surprises.» Avec un pote de promo, Nabil Sebti, ils sont informés de plusieurs refus pour des motifs farfelus et des délais de réponse qui n’en finissent pas - les premiers effets de la circulaire du 31 mai, encore confidentielle. Les deux camarades ouvrent alors un groupe «étudiants étrangers» sur Facebook pour prendre la température. Le thermomètre grimpe vite, ils sont plusieurs centaines à se manifester. «On a organisé une réunion sur l’esplanade des Invalides à Paris. Au début, l’objectif, c’était de partager nos expériences pour s’entraider. Ça n’allait pas plus loin.»

Parmi les pionniers, on trouve donc Fatma et Nabil, mais aussi Hajer Gorgi, tunisienne, diplômée d’une école d’ingénieurs, une étudiante de Sciences-Po Paris qui met un point d’honneur à préserver son anonymat et Vincent Chauvet, un Français pure souche, promo HEC, candidat malheureux à l’ENA et militant au Modem. «C’était assez évident pour moi de les soutenir, même si, au départ, ils n’étaient pas dans une logique de revendiquer quoi que ce soit, explique-t-il. En tant qu’étrangers, ils ne se sentaient pas légitimes à critiquer la politique du gouvernement.»«Beaucoup d’entre nous viennent du Maghreb, raconte Tarik. Dans nos pays, on n’a pas l’habitude de dire non, de descendre dans la rue comme vous. Jamais je n’aurais pensé faire ça un jour : manifester avec les gros bras de la CGT qui soutiennent le combat des sans-papiers.» «C’est courageux, beaucoup ont peur d’être fichés, témoigne Karim Farih, ingénieur marocain. C’est important de se mobiliser, même si le mal est fait. Aujourd’hui, les services des ressources humaines ne veulent même plus entendre parler des diplômés étrangers pour s’éviter les complications.»

«C’est un non-sens, analyse pour sa part Fatma. Et c’est parce que notre cause est juste que le mouvement a pris.» En quelques mois, le collectif parvient à s’imposer sur la scène médiatique et politique. «On avait les bons ingrédients : les ressources intellectuelles, le réseau, du temps, et une cause qui suscite la sympathie : la stigmatisation de l’étranger atteint même le jeune diplômé. Après le plombier polonais, l’ingénieur marocain !» poursuit Fatma.

Au début, ils carburent de 9 à 21 heures, se lancent dans un fastidieux travail de recensement des refus et des sans-réponse. En février, le compteur affiche 850 cas non réglés ou refusés. Belle gueule, excellent orateur, Nabil Sebti se farcit les plateaux télé jusqu’à l’écœurement. Rentré depuis au Maroc, il confie avoir eu du mal à supporter la pression médiatique et cet impératif d’incarner le mouvement. Efficace, pourtant. «Nous avions une stratégie, détaille-t-il. On s’est rapprochés d’acteurs associatifs, syndicaux et politiques afin de gagner en crédibilité, donc en légitimité, les deux nourrissant notre visibilité.»

 

Pétition et parrainage

 

Premiers à apporter leur soutien : les représentants des grandes écoles et des universités, inquiets des retombées désastreuses de la circulaire sur l’image de la France. Dès juillet, le patron de la Conférence des grandes écoles, Pierre Tapie, et celui de l’Association des entreprises privées, Maurice Lévy, écrivent en toute discrétion à Claude Guéant. D’après eux, la France se prive de talents qu’elle a formés et qui seront ensuite de précieux vecteurs d’influence dans la compétition économique mondiale. «Demain, ces jeunes achèteront français et permettront à la France de signer de gros contrats. La justification économique qui consiste à dire qu’il n’y pas assez de travail pour tout le monde ne tient pas, c’est un raisonnement à courte vue», abonde Louis Vogel, président de la Conférence des présidents d’université.

Claude Guéant reste inflexible, suscitant quelques remous dans la majorité. Entrent alors dans la bataille : les syndicats étudiants (Unef, Confédération étudiante), la CGT, les politiques - notamment le Parti socialiste et Europe Ecologie-les Verts. En pleine campagne présidentielle, l’affaire tombe à point nommé. Des personnalités de tous bords sont appelées en renfort. Le professeur au Collège de France Pierre Rosanvallon, le président d’université Axel Kahn, le sociologue Edgar Morin, la comédienne Carole Bouquet, le climatologue Jean Jouzel… A ce jour, leur appel pour l’abrogation de la circulaire a recueilli 35 000 signatures.

Chacune des personnalités parraine un jeune, l’appuie dans ses démarches. L’historien Pap Ndiaye a pris sous son aile Aymane, ingénieur informaticien marocain, dont la situation vient de se débloquer. «J’ai un ami qui travaille au cabinet du président du Sénat. C’est désolant de devoir user de passe-droit, c’est contraire à l’esprit républicain, mais il y a urgence, explique-t-il. Il faut encore tenir trois mois, en espérant un changement de président.» Le PS a promis l’abrogation, si François Hollande est élu. Les correctifs apportés par Claude Guéant le 12 janvier n’ont rien arrangé. «Pire, on a rajouté de la complexité et de la confusion. Beaucoup de cas restent bloqués», déplore le collectif, qui maintient la mobilisation. «Nous n’avons pourtant pas connaissance de blocages particuliers, rétorque le cabinet du ministre. Le nouveau texte clarifie les critères.»

Fatigués, de plus en plus de jeunes décident de partir, àl’image de Karim : «Je retourne au Maroc. Rester ici, c’est insultant. Quand on parle des Français qui vont travailler à l’étranger, on dit des expats. Nous, on nous traite d’immigrés, comme si nous étions un fardeau.»

 

Auteur : Marie Piquemal

Source : Libération

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Published by Laurent - dans Revue de presse
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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 18:17

Pour les gourmands et amateurs de (très) bonnes conserves, je vous conseille très fortement ce site afin d'assouvir vos envies. Les produits sont excellents et surtout très naturels (peu ou pas de conservateurs et produits de pêche de saison). Bref, à tester sans hésitation.

 

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 18:14

Selon toute vraisemblance, il y aura un second tour entre Abdoulaye Wade et Macky Sall. Les Sénégalais ont joué à se faire peur pendant toute la campagne électorale. La contestation violente de la candidature d’Abdoulaye Wade avait fait craindre le pire.

Fort heureusement, le 26 février dernier, il n’en a rien été, au grand bonheur de la démocratie sénégalaise. Un vote calme et relativement important au vu du taux de participation qui est estimé pour l’instant à environ 60%.

Contre vents et marées, le président sortant est allé au bout de sa logique d’être candidat, pour un troisième mandat consécutif. S’il a pu effectivement se présenter comme candidat, rien ne dit, au lendemain du scrutin, que le vieux va tenir son pari fou d’entamer un troisième mandat du haut de ses 86 ans.

Arrivé en tête du scrutin, il est crédité de 32% des voix exprimées. Le candidat des Forces alliées (FAL) 2012 devra sortir le grand jeu au second tour s’il ne veut pas voir son rêve partir en fumée.

Il avait promis de passer haut la main dès le premier tour. A ce niveau, c’est un échec. A moins que cette victoire annoncée à cor et à cri n’ait été que pure ruse politique pour déstabiliser ses adversaires.

D’ailleurs, personne n’y croyait vraiment car tous les observateurs étaient unanimes à reconnaître que cette hypothèse était quasi impossible, dans le contexte actuel du pays. Ce deuxième tour inévitable, très attendu par les contempteurs de Abdoulaye Wade, est désormais acquis.

 

La fin du Maître ?

 

Il pourrait sonner le glas des années Wade, mais à certaines conditions. L’issue du second tour va reposer sur les résultats des tractations et alliances politiques. Mais en dernier ressort, le fin mot reviendra aux électeurs, maîtres absolus du destin des deux candidats au second tour: Abdoulaye Wade et Macky Sall.

Malheureusement pour le président sortant, sa marge de manœuvre est bien réduite. Les principaux candidats de l’opposition (Idrissa Seck de Rewmi, Moustapha Niasse de Bennoo Siggil Senegaal, Tanor Dieng du PS, Cheick Tidiane Gadio) ont tous déclaré qu’ils se démarqueraient de la candidature de Wade. Ces annonces sont conformes à l’attitude de ces hommes politiques qui, des mois durant, ont combattu la candidature de Abdoulaye Wade à cette élection présidentielle.

Les Sénégalais ne comprendraient pas qu’ils aient presque mis le pays à feu et à sang, pour finalement aller marchander quelques avantages auprès du vieux Wade. Ce serait alors une alliance contre nature, un reniement inexplicable et impardonnable.

Il est vrai qu’en politique, sous nos tropiques, il n’y a pas assez de place pour la morale. Justement, à ce sujet, il est temps que les acteurs politiques prennent de la hauteur et arrêtent de donner cette image avilissante des hommes politiques auprès de l’opinion publique. Le président sortant reste un fin politique avec plus d’un tour dans son sac.

Face à un homme qui joue sa carrière ou plutôt son honneur, on imagine qu’il est prêt à s’allier avec le diable pour faire mentir ses adversaires. Dans le lot des douze candidats restants, qui est ce diable capable de faire gagner Wade ?

En tout cas, beaucoup d’entre eux ont fait l’amère expérience de la cohabitation impossible avec le vieux. Wade a réussi à mettre sous éteignoir le Parti socialiste sénégalais qui a dirigé le Pays pendant 20 ans. Mais, dans le même temps, son mode de gouvernance a sécrété une génération d’opposants, issus de ses propres rangs pour les plus dangereux et pour lesquels, l’heure est venue de passer la main. Aujourd’hui, il s’en trouve même des fils qui veulent tuer le père pour survivre politiquement.

Le Sénégal vit un grand moment. Le pays est au bord d’une transition démocratique, le passage de témoin entre une génération vieillissante et de jeunes loups aux dents bien longues. Quelles que soient les alliances, le dernier mot reviendra une fois encore aux électeurs sénégalais. Ils ont montré lors du premier tour une maturité politique qui a déjoué les scénarios les plus pessimistes.

Au second tour, ce sera encore à eux de décider, s’ils mettent fin à la carrière politique du maître du SOPI, ou s’ils s’accordent un nouveau départ avec un président plus jeune. En tous les cas, force doit rester aux urnes. Et ceux qui n’avaient pas fait confiance à l’électeur sénégalais, l’ont appris à leurs dépens, au soir du 26 février dernier.

 

Abdoulaye Tao (Le Pays)

 

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 12:50

C'était le leitmotiv des dernières semaines, en voici une partie du dénouement. Je parle bien évidemment de l'élection présidentielle sénégalaise.

 

Les résultats ne sont pas encore parus, il faudra attendre 2-3 jours pour cela, mais de nombreux enseignements peuvent être tirés. Premier point, malgré les nombreuses demandes de report voire de boycott, le peuple sénégalais ne s'est pas laissé prendre et est allé voter en masse. En effet, le taux de participation est d'environ 60%. De plus, aucun incident n'est à déplorer et la majeure partie des tentatives de fraudes (car il y en a eu...) ont été déjouées. Deuxième point, les résultats de dépouillement de 10% des bureaux de vote montrent qu'Abdoulaye Wade ne passerait pas du tout au premier tour avec 53% des voix comme il l'imaginait. En effet, Macky Sall (ancien premier ministre déchu de ses fonctions) tient tête au vieux et serait en passe d'arriver au second tour. Il est d'ailleurs déjà en train de tendre la main à l'opposition en vue de gagner l'élection.

 

Toutes ces informations sont à prendre avec des pincettes car ce ne sont que des résultats partiels. Cependant, la tendance est lourde dans de nombreuses régions. Et puis, même le pouvoir est en train de se résoudre à un second tour prévu dans 15 jours. Enfin, pour l'anecdote, Wade n'est même pas majoritaire dans son propre bureau de vote !

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